
Un ancien élève a récemment évoqué l'existence d'un « réseau pédocriminel » au sein des établissements Lasalliens. En réponse, la congrégation a fermement démenti ces allégations. Dans un communiqué daté du 6 février, elle a affirmé qu'il n'existe actuellement aucun réseau criminel dans ses écoles.
La congrégation a déclaré : « La Congrégation réfute avec la plus grande fermeté toute affirmation faisant état de l’existence actuelle d’un quelconque réseau criminel au sein des établissements Lasalliens. » Cette déclaration a été faite par l'avocat de la congrégation, Matthias Pujos.
Un collectif, composé d'au moins une vingtaine d'anciens élèves, a récemment dénoncé des violences subies dans les années passées. Ces faits, selon eux, ont été commis par des membres de la congrégation. La congrégation a précisé qu'elle prend ces accusations « très au sérieux » et a déjà indemnisé 70 personnes depuis 2014.
Le montant total des indemnisations s'élève à 2 434 882 euros, conformément aux recommandations de la Commission reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l'Église. Cela montre l'engagement de la congrégation à traiter ces questions de manière responsable.
Philippe Auzenet, cofondateur du collectif, a déposé une plainte en novembre pour des violences qu'il a subies entre 1958 et 1961 à l'école lasallienne Saint Jean-Baptiste de La Salle à Rouen. Il a décrit des actes de torture, affirmant que les surveillants n'intervenaient jamais.
« Le petit bout de chou de sept ans que j’étais torturé, ficelé avec des cordes, pendu par les pieds », a-t-il déclaré sur la radio Ici Normandie. Auzenet est convaincu qu'il existe un réseau pédocriminel au sein des écoles lasalliennes.
La gendarmerie a été saisie pour entendre le plaignant. Selon le parquet de Rouen, cette audition permettra de qualifier les faits et de déterminer s'ils sont poursuivables, notamment en tenant compte de la prescription. À ce jour, le parquet n'a reçu aucune autre plainte.
La congrégation a affirmé qu'elle coopérera pleinement avec les autorités judiciaires. Elle se dit sereine quant aux conclusions de ces investigations, convaincue qu'elles prouveront l'absence actuelle de toute violence systémique.
Les accusations portées par l'ancien élève soulèvent des questions sérieuses sur le passé des établissements lasalliens. La réaction de la congrégation montre son engagement à traiter ces allégations avec sérieux. Il reste à voir comment l'enquête se déroulera et quelles conclusions en seront tirées.