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« Acte de censure » : Réaction de l’éditeur du livre « taxé à tort d’antisémitisme » après la perquisition de Violette & Co à Paris

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Acte de censure dénoncé

La maison d’édition Social Bandit Media a récemment exprimé son indignation face à une perquisition effectuée à la librairie Violette & Co à Paris. Cet événement, survenu début janvier, a été qualifié d’« indigne de l’État de droit ». Les policiers ont cherché un livre de coloriage, accusé d’« incitation à la haine » envers la population israélienne.

Selon l’avocat de la librairie, la perquisition a eu lieu le 7 janvier sans succès, car aucun livre n’a été trouvé ni saisi. Le Parquet de Paris a confirmé cette information, soulignant l'absence de matériel incriminant lors de l'opération.

Libertés de création en danger

Dans un communiqué, Social Bandit Media a affirmé que toute atteinte aux libertés de création et de diffusion artistique constitue un acte de censure. La maison d’édition a été informée par la Commission de surveillance et de contrôle des publications à destination de la jeunesse (CSJP) qu’un avis défavorable avait été émis concernant son cahier de coloriage.

Ce cahier, intitulé « From the River to the Sea », est sous le coup d’un avis défavorable à l'importation et à la diffusion en France. Cet avis, rendu le 14 novembre, n’a pas encore été suivi d’un arrêté ministériel pour interdire sa vente, ce qui soulève des questions sur la légitimité de cette action.

Controverses autour du contenu

La CSJP a exprimé des préoccupations quant au contenu du cahier, le qualifiant de risque d’incitation à la haine. Selon la commission, son contenu pourrait inciter à la haine envers la population israélienne. Le cahier contient des éléments politiques sans contextualisation, ce qui alimente les controverses.

Le slogan « de la rivière à la mer » est particulièrement problématique, car il est interprété comme un appel à la suppression de l’État d’Israël. Ce slogan a été popularisé dans les années 1960 par l’Organisation de libération de la Palestine et a depuis été repris par divers groupes, dont le Hamas.

Réaction de la maison d'édition

La maison d’édition conteste fermement les accusations d’antisémitisme et d’incitation à la haine. Son avocat, Tewfik Bouzenoune, a déclaré que ces accusations sont infondées. De plus, elle s’oppose à toute procédure pénale visant à censurer le cahier.

Une enquête a été ouverte au commissariat du XIe arrondissement pour examiner l'importation de publications destinées à la jeunesse. Cette enquête se concentre sur la nature potentiellement dangereuse du contenu, jugé pornographique ou immoral, selon le Parquet de Paris.

Conclusion

Cette situation soulève des questions cruciales sur la liberté d'expression et la censure dans le domaine artistique. La maison d’édition et la librairie Violette & Co se battent contre ce qu'elles considèrent comme une atteinte à leurs droits fondamentaux. La suite de cette affaire sera déterminante pour la protection des libertés de création en France.

Publié le : 18 janvier 2026
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