
Les élections se déroulent au Bangladesh après des années de tensions politiques. C'est la première fois depuis que des manifestations dirigées par des étudiants ont conduit à l'éviction de Sheikh Hasina. Plus de 2 000 candidats se disputent 350 sièges au parlement, mais aucun n'appartient à son parti, l'Awami League, qui a été interdit.
Sheikh Hasina, qui a dirigé le pays pendant 15 ans, a fui après une répression brutale. Des centaines de manifestants ont perdu la vie lors de cette répression. Les élections actuelles opposent le Bangladesh Nationalist Party (BNP) à une coalition dirigée par le Jamaat-e-Islami, un parti né des manifestations étudiantes.
Les résultats des élections sont attendus avec impatience. Pour la première fois depuis 2008, le résultat est incertain. Les élections précédentes avaient été largement critiquées pour leur manipulation en faveur de Hasina, qui a été condamnée à mort par contumace pour ses actes répressifs.
Plus de 120 millions de personnes étaient éligibles pour voter, dont environ 40 % avaient moins de 37 ans. Les électeurs ont également voté sur un référendum concernant des changements constitutionnels proposés par le gouvernement intérimaire. Ce dernier a qualifié le système politique actuel de "totalement brisé".
Le taux de participation a atteint 49 % à 14h00, selon le ministère de l'Information. Près d'un million de policiers et de soldats ont été déployés pour maintenir l'ordre. Le leader intérimaire, Muhammad Yunus, a déclaré que le pays avait "mis fin au cauchemar".
Tarique Rahman, candidat du BNP, et Shafiqur Rahman, leader du Jamaat, ont tous deux voté à Dhaka. Rahman s'est dit "confiant" quant à l'issue des élections, promettant des réformes économiques et démocratiques. Il critique le Jamaat pour son utilisation de la religion pour gagner des voix.
Le Jamaat, bien que considéré comme un acteur majeur, a des chances de victoire jugées faibles par les observateurs. Shafiqur Rahman, ancien prisonnier politique, a mené une campagne sur des thèmes de justice et de lutte contre la corruption.
Les élections représentent un moment crucial pour l'avenir du Bangladesh. La participation des femmes est un sujet de préoccupation, car peu de candidates ont été choisies. Sur les 30 candidats du Jamaat, seulement deux sont des femmes, tandis que le BNP a présenté 10 femmes parmi plus de 250 candidats.
Malgré les défis, les électeurs expriment un sentiment d'espoir. La situation politique pourrait changer, marquant un nouveau départ pour le pays. Les résultats des élections pourraient déterminer si le Bangladesh peut avancer vers une démocratie véritable.
Les élections au Bangladesh sont un tournant potentiel après des années de répression. Les électeurs espèrent un avenir meilleur, malgré les incertitudes. La participation et l'engagement des citoyens sont cruciaux pour construire un système politique plus équitable.