Lors de la dernière élection partielle, le leader conservateur Pierre Poilievre a remporté son siège en Alberta. Ce scrutin a été marqué par une exigence de remplir le nom des candidats sur le bulletin, suite à une protestation d'un groupe de réforme électorale. Cela a soulevé des questions sur l'impact de cette méthode sur le nombre de bulletins rejetés.
Malgré l'exigence de bulletins écrits, le nombre de bulletins rejetés n'a pas significativement changé. Lors de l'élection d'avril, où Poilievre avait perdu, 391 bulletins avaient été rejetés, représentant 0,6 % des votes. En comparaison, seulement 211 bulletins ont été rejetés lors de l'élection du 18 août, soit 0,4 % des votes.
Les résultats affichés par Élections Canada montrent que dans la circonscription de Carleton, 595 bulletins avaient été rejetés. Ce chiffre représente 0,7 % des voix exprimées. L'utilisation de bulletins écrits visait à éviter des complications similaires à celles rencontrées lors des élections précédentes, où des bulletins de plusieurs mètres avaient causé des retards.
Élections Canada a décidé d'utiliser des bulletins écrits pour cette élection partielle en raison du grand nombre de candidats, dépassant les 200. Cela a été fait pour éviter des problèmes de comptage et de frustration parmi les électeurs. Les électeurs ont reçu des instructions claires pour éviter les erreurs lors de l'écriture des noms.
Il est important de noter que si un électeur écrivait mal le nom d'un candidat, cela ne conduisait pas nécessairement à un rejet du bulletin, tant que l'intention était claire. Toutefois, un bulletin contenant uniquement le nom d'un parti, comme "Conservateur", n'aurait pas été compté pour Poilievre.
Les campagnes de Poilievre ont pris des mesures pour rappeler aux électeurs d'écrire son nom complet. Des panneaux ont été installés à Camrose pour aider à clarifier cette exigence. Élections Canada a déclaré que l'élection s'est déroulée sans encombre, malgré les préoccupations initiales concernant les bulletins écrits.
Un porte-parole a mentionné que les résultats de cette élection partielle seraient examinés pour identifier ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré à l'avenir. Les bulletins écrits avaient déjà été utilisés dans des élections fédérales précédentes, mais jamais pour une circonscription entière.
En conclusion, l'élection partielle de Battle River-Crowfoot a été un test pour l'utilisation des bulletins écrits dans le processus électoral canadien. Bien que le taux de rejet ait été relativement bas, les implications de cette méthode soulèvent des questions pour les futures élections. Les leçons tirées de cette expérience pourraient influencer les pratiques électorales à venir.