
La présidente madrilène, Isabel Díaz Ayuso, a affirmé ce lundi qu'il est inacceptable de rompre avec la souveraineté nationale d'un autre pays. Elle a fait référence à l'opération menée par les États-Unis le 3 janvier, qui a abouti à l'arrestation de Nicolás Maduro. Cependant, elle a précisé que, selon elle, le Venezuela n'est pas un État, mais plutôt un État criminel fonctionnel, qualifiant le régime de "narcodictature".
Ayuso a souligné que si l'intervention américaine permettait d'instaurer un processus garantissant des élections libres au Venezuela, cela serait bénéfique à long terme. Elle a déclaré que "les années à venir permettront de remercier cette opération", car l'alternative connue était "plus de misère, plus de mort".
Bien qu'elle ne soit pas convaincue par toutes les actions des États-Unis, Ayuso a justifié l'intervention américaine en affirmant qu'il n'existe "pas d'autre chemin". Elle a posé des questions percutantes, s'interrogeant sur le nombre de Vénézuéliens qui doivent fuir leur terre ou mourir avant que des actions soient entreprises. Elle a critiqué l'inaction des autres nations, soulignant que "tout le monde regarde ailleurs".
Selon Ayuso, la situation au Venezuela s'est améliorée et la population "sera mieux aujourd'hui qu'hier". Elle a plaidé pour une transition vers la démocratie qui permettrait aux Vénézuéliens de choisir librement leur avenir. Elle a également réaffirmé son soutien à la leader de l'opposition, María Corina Machado.
Du côté du Parti Populaire, on espère que l'opération américaine conduira à un avancement vers la démocratie. Cuca Gamarra, vicesecrétaire de Regénération Institutionnelle, a qualifié l'arrestation de Maduro de "bonne nouvelle sans ambages". Elle a toutefois exprimé des doutes sur le respect du droit international lors de cette intervention orchestrée par Trump.
Gamarra a insisté sur le fait que des questions demeurent quant à la légalité de l'opération, affirmant que "les normes du droit international sont là pour être respectées". Elle a également exprimé l'espoir que cette action américaine ne constitue pas un précédent dans les interventions internationales.
En résumé, Isabel Díaz Ayuso a pris position sur l'intervention américaine au Venezuela, soulignant la nécessité d'une démocratie et critiquant l'inaction internationale. Les réactions en Espagne montrent un soutien mitigé, avec des préoccupations concernant le respect du droit international. La situation reste complexe, et l'avenir du Venezuela dépendra des décisions prises dans les mois à venir.