
L’attaque au couteau d’une enseignante par un élève de 14 ans au collège La Guicharde, à Sanary-sur-Mer, soulève des questions cruciales. Cet incident met en lumière la circulation des couteaux et d'autres armes blanches parmi les adolescents. Le ministère de l’Éducation nationale a réagi en mettant en place des contrôles aux abords des établissements scolaires.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a révélé que, entre mars et décembre 2025, 525 élèves ont été interceptés avec un couteau. Cette situation alarmante a conduit à une moyenne de 1 500 contrôles de sacs chaque mois. Les surveillants peuvent demander l'ouverture des sacs, mais seules les forces de l'ordre peuvent procéder à une fouille complète.
Édouard Geffray a précisé qu’un élève portant une arme dans son sac est automatiquement exclu de l’établissement. Il a annoncé une réunion avec tous les recteurs pour s'assurer que des mesures de sécurisation adéquates sont mises en place dans les écoles.
Le ministre a expliqué que des contrôles aléatoires sont effectués pour dissuader les élèves de venir avec des couteaux. Il a également encouragé les parents à discuter de la violence avec leurs enfants, soulignant l'importance de la communication familiale.
Il a insisté sur le fait qu'il est nécessaire que tout le monde s'engage pour garantir la sécurité des établissements scolaires. "On ne peut pas tout demander à l’école", a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective.
L'élève de 3e impliqué dans l'agression a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il a reconnu avoir voulu se venger après plusieurs incidents avec l’enseignante, qui travaille dans l’établissement depuis 28 ans. Le ministre a qualifié cet acte de fou et sauvage.
Édouard Geffray a affirmé que cet incident est un acte isolé, mais cette déclaration a suscité des réactions. Stéphane Voirin, compagnon d'une enseignante tuée par un élève, a rappelé que plusieurs agressions ont eu lieu dans le milieu éducatif.
Concernant l'enseignante agressée, elle est actuellement hospitalisée après plusieurs opérations. Le ministre a indiqué que sa situation s'améliore légèrement, mais qu'il faut attendre une semaine pour avoir des nouvelles précises.
Il a exprimé son espoir de voir un rétablissement rapide de l'enseignante, tout en soulignant l'importance de rester vigilant face à la violence à l'école.
Cette tragédie met en lumière un problème plus large de sécurité dans les établissements scolaires. Les mesures mises en place par le ministère sont essentielles, mais nécessitent l'implication de tous. La discussion entre parents et enfants est primordiale pour prévenir de tels incidents à l'avenir.