
La coalition dirigée par l'Arabie Saoudite a affirmé que les Émirats Arabes Unis ont aidé à faire sortir un leader séparatiste du Yémen. Cette situation est survenue après son expulsion du conseil présidentiel yéménite et des accusations de trahison. Le porte-parole de la coalition a indiqué qu'Aidarous al-Zubaidi, chef du Conseil de transition du Sud (STC), avait fui Aden en bateau.
Il a été ensuite transporté par avion cargo vers Abou Dhabi via Mogadiscio, sous la supervision d'officiers émiratis. Aucune réaction immédiate n'a été fournie par les Émirats ou le STC concernant ces accusations.
Le STC a insisté sur le fait qu'Aidarous al-Zubaidi continuait à travailler depuis Aden. Cela a été déclaré après que la coalition a rapporté qu'il avait échoué à se rendre à Riyad pour des discussions. Selon la coalition, il aurait fui vers un endroit inconnu.
De plus, la coalition accuse Zubaidi d'avoir déplacé les forces du STC de leurs bases à Aden vers sa province natale d'al-Dahle, entraînant des frappes aériennes en réponse. Le STC a qualifié ces frappes de "non justifiées" et "incompatibles" avec les appels au dialogue.
Les frappes aériennes, qui auraient causé la mort de quatre personnes, ont été dénoncées par le STC. Ils affirment que ces actions vont à l'encontre des efforts pour établir un dialogue avec le gouvernement yéménite reconnu internationalement. Ce dernier est supervisé par le conseil présidentiel et soutenu par l'Arabie Saoudite.
Les tensions entre les factions soutenues par l'Arabie Saoudite et les Émirats se sont intensifiées, plongeant le sud du Yémen au bord d'un nouveau conflit. Les deux pays sont alliés dans la lutte contre le mouvement Houthi soutenu par l'Iran, mais les rivalités internes compliquent la situation.
Le porte-parole de la coalition, le général de division Turki al-Malki, a affirmé que Zubaidi et ses associés avaient fui le port d'Aden à bord d'un navire de passagers battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis. Ce navire a traversé le golfe d'Aden pour se rendre à Berbera, dans la région sécessionniste de Somaliland.
Une fois là-bas, un avion cargo Ilyushin Il-76 les attendait. Selon Malki, Zubaidi et ses associés ont embarqué sous la supervision d'officiers émiratis et ont d'abord volé vers Mogadiscio avant de se diriger vers la mer d'Arabie.
Les forces alignées au STC ont pris le contrôle d'une grande partie du sud du Yémen. Leur objectif est de rétablir l'État indépendant qu'ils souhaitent. Cependant, l'Arabie Saoudite a exprimé des inquiétudes concernant la sécurité nationale, en raison des avancées près de ses frontières.
Elle a également accusé les Émirats de "faire pression" sur leurs alliés séparatistes pour qu'ils avancent vers l'est du Yémen. En réponse, la coalition a frappé ce qu'elle a qualifié d'envoi d'armes et de véhicules militaires pour le STC, arrivant des Émirats.
La situation au Yémen continue d'évoluer, avec des tensions croissantes entre les factions soutenues par l'Arabie Saoudite et les Émirats. Les allégations de trahison et les frappes aériennes ajoutent à la complexité du conflit. Le rôle des Émirats et les actions de Zubaidi pourraient avoir des répercussions durables sur la stabilité de la région.