
Un nouveau contrat pour les jeunes fait surface, évoquant des souvenirs. Le Medef a proposé, dans des documents remis aux organisations syndicales, la création d’un CDI modifiable sans motif durant les premières années. Cette initiative vise à lutter contre le chômage des jeunes.
Ce dispositif rappelle le contrat première embauche (CPE) instauré en 2006 par Dominique de Villepin, alors Premier ministre. Ce dernier avait provoqué une mobilisation historique, entraînant finalement sa suppression avant sa mise en œuvre. L'Unef a réagi avec colère, menaçant d'une mobilisation si ce nouveau CPE déguisé était imposé.
L'Unef a qualifié cette mesure d’inacceptable, refusant que la jeunesse soit une variable d’ajustement économique. Dans un communiqué, le syndicat a appelé l’ensemble de la jeunesse, étudiante et travailleuse, à se mobiliser contre ces attaques inacceptables.
Le syndicat dénonce que cette mesure vise à créer une génération de jeunes travailleurs précaires, sans droits ni protections. L'Unef demande aux organisations syndicales de refuser toute négociation sur ces bases et appelle les forces politiques progressistes à s'opposer fermement à ces propositions.
La CGT a également réagi, qualifiant ces mesures de déclaration de guerre aux jeunes et aux salariés. Elle a prévenu qu'elle refuserait de s'engager dans toute négociation comportant ces éléments. Cette position souligne l'inquiétude croissante face à la précarité des jeunes travailleurs.
Concernant la suggestion d'adapter le niveau de rémunération des primo-entrants, l'Unef a dénoncé une discrimination fondée sur l’âge. Cette mesure pourrait précariser davantage des centaines de milliers de jeunes déjà confrontés à une précarité croissante.
L'Unef a averti que si le gouvernement ou le patronat tentaient d'imposer ces attaques, ils sauraient se mobiliser massivement, comme en 2006, pour faire reculer ces mesures. Cette détermination souligne l'importance de la mobilisation sociale dans la défense des droits des jeunes.
En réponse aux préoccupations, le Medef a déclaré, par l'intermédiaire de l'AFP, que ces propositions n'étaient que des éléments de discussion. L'objectif est de s'attaquer à la problématique des jeunes NEET, qui représentent 12,3 % des Français de 15 à 29 ans en 2023.
Ce nouveau contrat pour les jeunes suscite des réactions vives au sein des syndicats. Les propositions du Medef, bien qu'encore en débat, soulèvent des inquiétudes quant à la précarité des jeunes travailleurs. La mobilisation des syndicats sera cruciale pour protéger les droits des jeunes dans ce contexte incertain.