
Les chiffres montrent une baisse marquée des emprunts du gouvernement britannique le mois dernier. Cette diminution est attribuée à une augmentation des recettes fiscales et des contributions à l'assurance nationale, qui ont surpassé les dépenses. En décembre, l'emprunt gouvernemental s'élevait à 11,6 milliards de livres, selon l'Office for National Statistics (ONS).
Ce montant représente une baisse de 7,1 milliards de livres, soit 38 % par rapport à décembre précédent. Bien que ce chiffre soit inférieur aux prévisions de nombreux économistes, il reste supérieur à celui de décembre 2023. Tom Davies, directeur adjoint de l'ONS, a noté que cette baisse était due à des recettes en forte hausse par rapport à l'année précédente, tandis que les dépenses n'ont augmenté que modestement.
Les données montrent que le gouvernement a perçu 7,7 milliards de livres de plus en taxes en décembre 2025, soit une augmentation de 8,9 % par rapport à décembre 2024. Cette hausse comprend des augmentations de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les sociétés, de la TVA et des contributions à l'assurance nationale. Les changements de taux de l'assurance nationale, qui ont été mis en œuvre en avril de l'année dernière, ont également contribué à cette hausse.
Selon les estimations provisoires, l'emprunt total pour l'année financière jusqu'en décembre s'élevait à 140,4 milliards de livres, environ 300 millions de livres de moins que la même période en 2024. Ce chiffre représente 4,6 % du PIB, soit une baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à l'année précédente.
James Murray, secrétaire en chef du Trésor, a déclaré que le gouvernement était en train de stabiliser l'économie et de réduire l'emprunt tout en éliminant le gaspillage dans le secteur public. Il a ajouté que l'année dernière, la marge de manœuvre avait été doublée et que l'on prévoyait une réduction de l'emprunt plus importante que dans tout autre pays du G7.
Ruth Gregory, économiste en chef adjointe au Royaume-Uni chez Capital Economics, a souligné que les finances publiques montraient enfin des signes d'amélioration ces derniers mois. Elle s'attend à ce qu'une amélioration supplémentaire soit visible en janvier, avec des recettes fiscales importantes provenant de l'auto-évaluation et des plus-values.
En résumé, la baisse de l'emprunt gouvernemental en décembre est un développement positif pour l'économie britannique. Bien que des défis subsistent, les récents chiffres indiquent une tendance vers une stabilisation des finances publiques. Les mois à venir seront cruciaux pour évaluer la continuité de cette amélioration.