
Mercredi, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi essentielle. Cette loi vise à reconnaître et à réparer le déplacement forcé de 2 015 mineurs réunionnais vers la métropole entre 1962 et 1984. Le témoignage poignant d’Angelin, l’un des déplacés, résonne à travers les générations.
À 23h57, mercredi soir, l’Assemblée nationale a déclaré : « la proposition de loi est adoptée à l’unanimité ». Ce moment symbolique marque une reconnaissance officielle des souffrances infligées aux mineurs réunionnais. Ces enfants, âgés de 3 à 16 ans, ont été arrachés à leur île et à leurs familles, dispersés dans 83 départements de la métropole.
Parmi les départements touchés, la Creuse se distingue par le nombre élevé d’enfants déplacés. Cette situation leur a valu le nom de « les enfants de la Creuse ». Ils ont été envoyés dans des zones majoritairement rurales, loin de leur culture et de leur identité.
Cette politique d’accueil avait été mise en place pour répondre à la croissance rapide de la population réunionnaise. En effet, la population a doublé en seulement trente ans. L'objectif était également de contribuer au repeuplement de territoires métropolitains en déficit démographique.
Le déplacement a eu des conséquences profondes sur ces jeunes. Arrachés à leur environnement familial, ils ont dû faire face à des défis d’adaptation. De nombreux témoignages évoquent des traumatismes durables liés à cette expérience. L’adoption de cette loi représente une première étape vers la réparation de ces injustices.
En somme, l’adoption de cette proposition de loi est un acte de reconnaissance crucial pour les mineurs réunionnais déplacés. Elle souligne l'importance de réparer les préjudices du passé et d'honorer la mémoire des enfants qui ont vécu cette épreuve. La route vers la guérison commence enfin.