
Bouchra Marbouhi, une mère de 31 ans, a déclaré que son mari séparé a emmené leur fille pour une nuit chez son père le 26 septembre et ne l'a jamais ramenée. Elle a reçu un message le lendemain l'informant qu'ils étaient en Égypte, malgré une ordonnance judiciaire interdisant cette action.
Marbouhi a exprimé sa douleur en disant : « Je ressens un vide immense. J'ai l'impression que ma vie s'est arrêtée. » Elle n'a pas vu sa fille, âgée de cinq ans, depuis plus d'un mois, et elle craint pour sa sécurité.
Le matin du 26 septembre, Marbouhi a préparé sa fille pour l'école, lui disant que son père viendrait la chercher. « J'ai embrassé ma fille et elle m'a dit qu'elle avait fait une carte pour mon anniversaire », a-t-elle raconté. Malheureusement, elle n'a jamais reçu cette carte.
Après avoir reçu un message d'ElGammal indiquant qu'ils étaient en Égypte, Marbouhi a immédiatement contacté la police. Les autorités ont confirmé qu'un mandat d'arrêt avait été émis contre ElGammal pour enlèvement parental.
La police a déclaré que l'enquête était en cours et qu'ils utilisaient toutes les ressources disponibles pour retrouver l'enfant. Cependant, Marbouhi a exprimé sa frustration face à l'inefficacité du système judiciaire. « L'ordonnance de non-éviction m'a donné un faux sentiment de sécurité », a-t-elle déclaré.
Elle a également mentionné qu'elle avait obtenu une ordonnance d'urgence pour empêcher le départ de sa fille, mais cela n'a pas été suffisant. « Pourquoi donner une telle ordonnance s'il n'y a pas de mécanisme pour l'appliquer ? » a-t-elle demandé.
Marbouhi, citoyenne marocaine, a un statut d'immigration précaire au Canada. Elle a demandé un permis de séjour temporaire pour victimes de violence familiale, mais sa demande a été refusée juste avant l'enlèvement de sa fille.
Charlotte Sullivan, l'une de ses avocates, a déclaré que l'affaire était désormais sous révision judiciaire. Marbouhi a exprimé son désir urgent de retrouver sa fille, affirmant : « Je ne peux pas attendre si longtemps. Je veux mon enfant à la maison. »
Marbouhi a tenté de demander des nouvelles de sa fille, sans succès. Elle a été informée par la famille d'ElGammal que sa fille ne voulait pas lui parler, ce qui l'inquiète encore plus. « Je suis préoccupée qu'elle pense que je ne veux pas d'elle », a-t-elle déclaré.
La situation est d'autant plus compliquée par le fait que le Canada n'a pas de traité d'extradition avec l'Égypte. Marbouhi continue de se battre pour retrouver sa fille et espère que les autorités agiront rapidement.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les victimes de violence familiale et l'importance de protéger les enfants dans de telles situations. Marbouhi reste déterminée à retrouver sa fille et à s'assurer de sa sécurité.