
L'Iran ne renoncera pas malgré les pressions internationales. Quelques jours après des discussions avec les États-Unis, Téhéran a affirmé qu'il ne renoncerait pas à l'enrichissement de l'uranium, même en cas de guerre. Les autorités iraniennes doutent de la volonté des États-Unis de négocier sérieusement. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé des doutes sur le sérieux des États-Unis lors d'une conférence de presse.
Il a précisé que l'Iran évaluera les signaux émis par Washington avant de décider de la poursuite des négociations. Téhéran insiste pour discuter uniquement de son programme nucléaire et affirme son droit de développer une filière civile. Pendant ce temps, les États-Unis demandent un accord plus large, incluant la limitation des capacités balistiques de l'Iran.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a adopté une ligne dure envers Téhéran. Il a exigé que la limitation des capacités balistiques et l'arrêt du soutien aux groupes armés hostiles à Israël soient inclus dans toute négociation. Abbas Araghchi a réaffirmé que l'Iran ne céderait pas à la demande de Donald Trump de renoncer à l'enrichissement d'uranium, même en cas de guerre.
Araghchi a également évoqué la possibilité de mesures de confiance concernant le programme nucléaire, en échange d'une levée des sanctions internationales. Il a déclaré que le déploiement militaire américain ne les effrayait pas, soulignant la résilience de l'Iran face aux menaces.
En cas d'attaque, l'Iran a menacé de frapper les bases américaines dans la région et de bloquer le détroit d'Ormuz, un passage crucial pour les approvisionnements énergétiques mondiaux. Les discussions entre les négociateurs américains et iraniens sont perçues comme un signe d'espoir, mais la méfiance demeure forte des deux côtés.
Donald Trump a multiplié les menaces militaires contre l'Iran, cherchant à pousser Téhéran vers un règlement diplomatique. Les tensions sont exacerbées par la répression du mouvement de contestation en Iran, qui a fait de nombreuses victimes.
Les négociations entre l'Iran et les États-Unis avaient été engagées au printemps dernier, mais ont été suspendues en raison des conflits militaires. Les ONG, comme Human Rights Activists News Agency, rapportent un bilan tragique de 6 961 morts et plus de 51 000 arrestations dans le cadre de la répression actuelle.
D'autres organisations craignent que le nombre de victimes soit encore plus élevé, masqué par des coupures d'internet. La situation humanitaire en Iran est préoccupante, et les tensions géopolitiques continuent d'évoluer.
En résumé, l'Iran reste ferme sur sa position concernant l'enrichissement de l'uranium, malgré les pressions des États-Unis et d'Israël. Les négociations sont compliquées par des demandes divergentes et un climat de méfiance. La situation demeure volatile, et les enjeux géopolitiques continuent d'influencer le cours des événements dans la région.