
Une enseignante qui a été stabée par un élève de 13 ans a exprimé ses inquiétudes concernant la sécurité dans les écoles. Liz Hopkin, victime de cette agression à Ysgol Dyffryn Aman, a déclaré que fournir des scanners portables au personnel ne suffira pas à stopper la violence scolaire. Elle a souligné la nécessité d'une approche plus préventive.
Hopkin a mentionné qu'après l'annonce du gouvernement gallois concernant des directives sur la gestion des armes à l'école, elle se sentait "très inquiète". Elle a souligné que les enseignants ne devraient pas être considérés comme des agents de sécurité. Selon elle, cette responsabilité devrait incomber à la police.
De plus, elle a exprimé que les mesures de détection ne traitent pas le problème à la racine. "Une fois que le couteau est dans l'école, il y a eu trop d'opportunités manquées pour l'empêcher d'entrer", a-t-elle ajouté. Elle a également souligné que cela pourrait nuire à la confiance entre les élèves et le personnel éducatif.
Suite à l'attaque, une révision multi-agences a révélé que l'élève aurait bénéficié d'une aide ciblée si les informations avaient été correctement partagées. Hopkin, qui a déclaré qu'elle ne retournerait jamais enseigner, a décrit son expérience comme quelque chose de difficile à surmonter.
Elle a également mentionné que la majorité des enfants portant des couteaux le font par peur, et non pour blesser autrui. Les incidents extrêmes, selon elle, proviennent souvent de perturbations à faible niveau dans les classes, exacerbées par les réseaux sociaux.
Hopkin a mis en lumière les pressions budgétaires sur les écoles et les services externes. Elle a déclaré que le soutien financier était essentiel pour améliorer la sécurité et le bien-être des élèves. "Nous ne recevons pas le soutien financier nécessaire", a-t-elle affirmé.
Le gouvernement gallois a indiqué qu'il travaillait avec divers services pour aborder les facteurs sociétaux influençant le comportement dans les écoles. Cela inclut une collaboration avec les forces de police pour renforcer les partenariats entre police, autorités locales et écoles.
Les préoccupations de Liz Hopkin soulignent l'importance d'une approche préventive face à la violence scolaire. Alors que des mesures comme les scanners portables sont mises en place, il est crucial de se concentrer sur les causes profondes des problèmes de sécurité dans les écoles. La confiance entre élèves et enseignants doit être préservée pour créer un environnement d'apprentissage sûr et positif.