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Suicide d’Evaëlle : Prison avec sursis et interdiction d’exercer demandées contre l’enseignante jugée pour harcèlement

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Peine requise pour Pascale L.

Ce lundi 9 février, l’avocate générale, Soizic Iroz, a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis pour Pascale L., une ex-enseignante de 63 ans. Jugée en appel à Versailles, elle est accusée de harcèlement sur trois élèves, dont Evaëlle, une collégienne de 11 ans qui s’est suicidée en 2019.

Cette peine est identique à celle demandée lors du premier procès au tribunal de Pontoise l'année précédente. À cette occasion, les juges avaient relaxé l’enseignante, provoquant une forte émotion chez les parties civiles, notamment les parents d’Evaëlle, qui avaient alerté sur le comportement de Pascale L. dès le début de l'année scolaire.

Impact des déclarations des parents

Lors de l'audience, l’avocate générale a souligné l'importance de la prise de parole de Marie D., la mère d’Evaëlle. Elle a exprimé son désir que la douleur de son enfant soit enfin entendue. Marie D. a décrit sa fille comme précoce et sensible, passionnée par la lecture et la justice.

Elle a également affirmé qu'un enfant ne se suicide pas à cause de sa fragilité, mais parce que les adultes échouent à le protéger. Son appel à la cour était poignant : « Protégez tous les enfants qui souffrent en silence. »

Comportement de Pascale L.

Les juges ont évoqué les mots blessants et le comportement humiliant que Pascale L. aurait infligés à Evaëlle et à d'autres enfants. Des camarades de classe ont témoigné : « Elle s’acharnait sur elle » et « elle lui criait dessus pour rien ». Ces déclarations ont renforcé les accusations contre l’enseignante.

Face à ces témoignages, Pascale L. a contesté certaines paroles, affirmant qu'il s'agissait d'une mauvaise interprétation de ses intentions. Elle a insisté sur le fait qu'elle n'avait jamais voulu nuire à Evaëlle, mais plutôt l'aider.

Analyse juridique du tribunal

Le tribunal de Pontoise avait jugé qu'il n'y avait pas de délit de harcèlement involontaire, ce qui avait conduit à la relaxe de Pascale L. Cette décision a été critiquée par l’avocate générale, qui a souligné que l'absence d'intention de nuire ne justifie pas le harcèlement moral.

Elle a rappelé un arrêt de la Cour de cassation précisant que la bonne foi n'est pas une défense en matière de harcèlement. Après 33 ans d'enseignement, l’enseignante ne pouvait pas ignorer l'impact de son comportement sur Evaëlle.

Conclusion

La plaidoirie de la défense est prévue pour ce mardi matin. Ce procès soulève des questions cruciales sur la responsabilité des enseignants et la protection des élèves. Les témoignages des parents et des camarades mettent en lumière des enjeux importants qui méritent une attention particulière.

Publié le : 10 février 2026
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