
Hillary Clinton a accusé l'administration de Donald Trump d'un « cover-up » concernant la gestion des fichiers liés à Jeffrey Epstein, un délinquant sexuel décédé. Lors d'une interview accordée à la BBC à Berlin, elle a déclaré : « Sortez les fichiers. Ils avancent lentement. » Cette déclaration a été faite alors qu'elle assistait à un forum mondial annuel.
La Maison Blanche a réagi en affirmant qu'en publiant les fichiers, ils avaient fait « plus pour les victimes que les démocrates ne l'ont jamais fait ». Cette situation soulève des questions sur la transparence des actions gouvernementales concernant Epstein et ses associés.
Des millions de nouveaux fichiers concernant Epstein ont été rendus publics par le département de la Justice des États-Unis. Cette publication a eu lieu après que le Congrès a adopté une loi exigeant la libération de documents liés aux enquêtes sur Epstein. Cependant, des législateurs, comme le représentant républicain Thomas Massie, estiment que la libération est insuffisante.
Massie a appelé le département de la Justice à publier également des mémos internes concernant les décisions passées sur d'éventuelles poursuites contre Epstein et ses associés. Cette demande souligne l'importance de la transparence dans cette affaire complexe.
Andrew Mountbatten-Windsor, ancien prince, fait face à une pression croissante pour témoigner devant le comité de surveillance du Congrès. Les responsables américains et la famille de son accusatrice Virginia Giuffre l'ont poussé à s'exprimer sur ses liens avec Epstein. Andrew a toujours nié toute faute et a conclu un accord à l'amiable avec Giuffre en 2022, sans admission de culpabilité.
Giuffre, qui a accusé Andrew, est décédée par suicide en 2025. La situation met en lumière les défis juridiques et éthiques auxquels font face les personnalités publiques dans des affaires aussi sensibles.
Hillary et Bill Clinton doivent témoigner devant le comité. Bill Clinton comparaîtra le 27 février, tandis qu'Hillary se présentera la veille. Un vote prévu pour tenir les Clintons en mépris du Congrès a été suspendu après qu'ils ont accepté de témoigner. Ce sera la première fois qu'un ancien président américain témoigne devant un panel du Congrès depuis 1983.
Les Clintons ont demandé que l'audience soit publique, affirmant que « la transparence est essentielle ». Hillary Clinton a insisté sur le fait qu'ils n'ont rien à cacher et qu'ils ont toujours appelé à la publication intégrale des fichiers.
Donald Trump, mentionné à de nombreuses reprises dans les fichiers Epstein, a nié toute faute en lien avec Epstein. Il a déclaré à la BBC qu'il n'avait rien à cacher et qu'il avait été exonéré. Trump a également critiqué les démocrates, affirmant qu'ils essayaient de détourner l'attention de leurs propres problèmes.
Le département de la Justice a précédemment déclaré que certains documents contenaient des allégations infondées contre Trump. La Maison Blanche a soutenu que l'administration Trump avait fait plus pour les victimes qu'aucun démocrate.
Les accusations de Hillary Clinton et les développements concernant les fichiers Epstein soulèvent des questions importantes sur la transparence gouvernementale et la responsabilité des personnalités publiques. Alors que les Clintons et d'autres continuent de faire face à des enquêtes, la recherche de la vérité dans cette affaire complexe reste cruciale.