
En 2024, la Commission européenne a souligné l'urgence d'adapter le réseau ferroviaire espagnol face au changement climatique. Un document révélé par EL MUNDO indique que l'Espagne est considérée comme un "pays à haut risque", particulièrement vulnérable aux vagues de chaleur et aux incendies. Les investissements nécessaires pour l'adaptation des infrastructures ferroviaires sont jugés cruciaux.
La Commission a précisé que la remplacement des voies est essentiel pour faire face à l'augmentation des températures. Les nouvelles conditions climatiques peuvent entraîner des déformations et des interruptions de service. De plus, la nécessité d'adaptation face aux incendies de forêt est particulièrement alarmante pour des pays comme l'Espagne, la Grèce et la France.
Bruxelles a estimé que l'Espagne devra investir plus de 2 000 millions d'euros jusqu'en 2050 pour adapter son réseau ferroviaire aux incendies. Les coûts liés aux vagues de chaleur s'élèveront à environ 2 600 millions d'euros. En ajoutant les 264 millions d'euros nécessaires pour les inondations côtières, le total des investissements atteint près de 5 000 millions d'euros.
Ces chiffres dépassent largement les besoins d'autres pays européens, comme l'Italie et la France. La Commission européenne a mis en lumière ces besoins en réponse à des problèmes récents, notamment des incendies en Galice et en Castille-et-León, qui ont menacé les voies ferrées.
Le ministre des Transports et de la Mobilité, Óscar Puente, a récemment évoqué le changement climatique comme un facteur clé du chaos ferroviaire. Il a également critiqué le Parti Populaire pour son manque d'investissement durant les mandats de Mariano Rajoy. Actuellement, Pedro Sánchez est le président ayant accumulé le plus de temps au pouvoir depuis José Luis Rodríguez Zapatero.
En fin d'année 2024, Puente a insisté sur la nécessité d'un nouveau cadre financier communautaire pour répondre aux exigences d'investissement liées au changement climatique. Cependant, il a omis de mentionner que l'UE avait déjà signalé la nécessité d'agir rapidement.
La Commission a également identifié que la ligne de AVE Madrid-Séville était "obsolète" et a accordé 111 millions d'euros pour sa modernisation. Des sources communautaires ont confirmé que des explications ont été demandées aux autorités espagnoles concernant l'état d'avancement des projets, sans réponse à ce jour.
En outre, le Banque européenne d'investissement a accordé un prêt de 90 millions d'euros en 2022 pour la rénovation de cette ligne à grande vitesse. Le président actuel, Nadia Calviño, a déclaré que cette infrastructure était proche de la fin de sa durée de vie utile et qu'il était impératif de maintenir des standards élevés de disponibilité et de sécurité.
Les avertissements de l'UE concernant l'adaptation du réseau ferroviaire espagnol soulignent l'urgence d'investissements significatifs. Les défis posés par le changement climatique, tels que les vagues de chaleur et les incendies, nécessitent une action immédiate. L'Espagne doit répondre à ces exigences pour assurer la sécurité et la fiabilité de son infrastructure ferroviaire.