
Le débat au Congrès concernant la situation au Venezuela a mis en lumière les contradictions, les craintes et le déconceret des groupes parlementaires et du gouvernement face aux nouveaux enjeux internationaux. Les positions sont tranchées et il n'y a pas de place pour des compromis.
Les représentants espagnols se battent pour trouver un équilibre entre l'action unilatérale des États-Unis et la condamnation des régimes tyranniques, comme celui de Nicolás Maduro. Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dénoncé la violation du droit international par Washington.
Il a également souligné que la situation est très grave, non seulement pour le Venezuela, mais aussi pour des régions comme Gaza, l'Ukraine, et l'Iran. Pendant ce temps, l'Espagne se dit prête à ne pas se résigner à un ordre injuste, tout en attendant des décisions claires.
Les réflexions d'Albares sur la défense européenne ont pris de l'importance suite à la décision de plusieurs pays européens de déployer des forces dans l'Arctique. Cela vise à démontrer aux États-Unis que les Européens peuvent patrouiller et défendre ces eaux.
La ministre de la Défense, Margarita Robles, a évoqué la possibilité que l'Espagne rejoigne cette opération militaire, mais sans prendre de décisions concrètes. Cette hésitation contraste avec le leadership affiché par d'autres pays européens.
Dans le cadre du débat parlementaire, l'opposition populaire s'est concentrée sur la question venezuelienne, avec le PP choisissant Cayetana Álvarez de Toledo pour répondre à Albares. Elle a salué la chute de Maduro, affirmant que cela était dû à l'intervention des États-Unis.
Álvarez de Toledo a critiqué le gouvernement espagnol pour son hypocrite dénonciation de Washington tout en s'attribuant les mérites des libérations de prisonniers. Elle a également accusé l'ancien président Zapatero d'être lié à la direction chaviste.
Les critiques d'Álvarez de Toledo envers le gouvernement espagnol soulignent une politique qu'elle considère comme immorale et inefficace. Elle a affirmé que les élections de 2024 au Venezuela ont déjà démontré la souveraineté du pays.
Elle a conclu en souhaitant que Maduro et ses associés soient ramenés au Venezuela, soulignant que le gouvernement socialiste cherche à récupérer le régime chaviste tout en prétendant vouloir un changement.
Le débat autour de la situation au Venezuela révèle des tensions profondes au sein du Congrès espagnol. Les divergences entre le gouvernement et l'opposition mettent en lumière des visions opposées sur la politique étrangère et la manière de traiter les enjeux internationaux. L'avenir reste incertain, tant pour l'Espagne que pour le Venezuela.