
Le président américain Donald Trump a déclaré que l'implication de son pays au Venezuela pourrait durer des années. Dans une interview avec le New York Times, il a affirmé que "seul le temps dira" combien de temps son administration "supervisera" la gestion de cette nation sud-américaine. Cela fait suite à l'intervention des forces américaines qui ont conduit à l'arrestation du leader vénézuélien Nicolás Maduro.
Trump n'a pas précisé si ou quand des élections seraient organisées au Venezuela pour remplacer le gouvernement intérimaire dirigé par la fidèle de Maduro, Delcy Rodríguez. Pendant ce temps, la leader de l'opposition, María Corina Machado, a déclaré que le renversement de Maduro avait déclenché un "processus irréversible" vers la liberté pour le Venezuela.
Les journalistes du New York Times ont interrogé Trump sur ses projets pour l'avenir du Venezuela, quelques jours après qu'il ait annoncé que son administration gérerait ce pays riche en pétrole. Plus tôt dans la journée, la Maison-Blanche avait indiqué que les États-Unis contrôleraient les ventes de pétrole sanctionné "indéfiniment".
Le secrétaire à l'énergie, Chris Wright, a soutenu que les États-Unis avaient besoin de ce contrôle pour exercer une pression sur le gouvernement intérimaire à Caracas. Trump a mentionné que son administration "prendrait du pétrole" du Venezuela, mais a reconnu que cela prendrait "un certain temps" pour relancer l'industrie pétrolière du pays.
Trump a déclaré que le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, était "en communication constante" avec Rodríguez, qui a été désignée comme leader intérimaire par la Cour suprême du Venezuela. Il a ajouté que Rodríguez "nous donne tout ce que nous jugeons nécessaire". Cependant, Trump n'a pas répondu aux questions concernant la reconnaissance de Rodríguez en tant que nouvelle leader du Venezuela.
Beaucoup d'analystes s'attendaient à ce que le renversement de Maduro soit suivi par le retour rapide des leaders de l'opposition, Edmundo González et María Corina Machado. Toutefois, lors de sa première conférence de presse après le raid américain, Trump a été sceptique concernant Machado, insinuant qu'elle manquait du "respect" et du soutien nécessaires pour diriger le pays.
Machado a insisté sur le fait que son coalition devrait diriger le Venezuela. Dans une interview, elle a affirmé que le renversement de Maduro avait ouvert la voie à une liberté irréversible. Elle a exprimé l'espoir que cette nouvelle phase de transition serait "aussi courte et rapide que possible".
Elle a également déclaré que le gouvernement intérimaire, qu'elle considérait comme "le même régime qu'il y avait sous Maduro", devait se dissoudre. Machado a souligné que González était le président élu légitime et a appelé à la libération des prisonniers politiques, un appel partagé par d'autres, y compris des législateurs républicains.
Dans son entretien avec le New York Times, Trump a semblé plus concentré sur la mission de sauvetage que sur les détails de la navigation dans l'avenir du Venezuela. Lorsqu'on lui a demandé quels étaient les plans des États-Unis, il a déclaré : "Nous allons le reconstruire de manière très rentable".
Il a ajouté : "Nous allons utiliser le pétrole, et nous allons prendre du pétrole. Nous faisons baisser les prix du pétrole, et nous allons donner de l'argent au Venezuela, dont ils ont désespérément besoin." Trump doit rencontrer des représentants de trois des plus grandes compagnies pétrolières américaines pour discuter de ces plans.
La situation au Venezuela reste complexe et en constante évolution. L'implication des États-Unis pourrait influencer significativement le futur politique et économique du pays. Les déclarations de Trump et les réactions des leaders de l'opposition soulignent les tensions et les enjeux qui entourent cette crise. L'avenir du Venezuela dépendra de la capacité des acteurs impliqués à naviguer dans cette période tumultueuse.