
Le projet de loi sur le suicide assisté fait face à des défis majeurs pour devenir loi cette année, selon un soutien clé. Lord Falconer a déclaré qu'il n'y avait "absolument aucune chance" que cette législation soit adoptée sans un changement fondamental dans l'approche de la Chambre des Lords.
Lord Falconer a averti que la situation est "très, très difficile". Il a menacé d'utiliser le Parliament Act pour contourner les objections des pairs si le projet n'est pas adopté avant le discours du roi en mai. Cela pourrait créer un conflit constitutionnel sur une question très sensible.
Actuellement, le projet de loi a été introduit par la députée Kim Leadbeater, mais il ne figure pas dans le manifeste électoral du Parti travailliste. Les opposants estiment que la législation est dangereuse, notamment pour les personnes vulnérables.
Un responsable gouvernemental a déclaré que de nombreux ministres doutaient que le projet de loi passe par les Lords. Ils espèrent qu'un compromis pourrait être trouvé, suggérant la création d'une Commission royale pour examiner certaines questions pratiques soulevées par la proposition de Leadbeater.
Les pairs ont proposé de nombreux amendements, notamment l'exclusion des femmes enceintes et des restrictions sur les cas où la souffrance d'une personne ne peut être soulagée par un traitement.
Typiquement, les projets de loi proposés par des députés de l'arrière-ban, appelés Private Members' Bills, échouent à moins d'être adoptés par les deux chambres en une seule session parlementaire. Cette session se termine lors de la prorogation du Parlement, suivie d'un nouveau discours du roi.
Actuellement, les débats dans la Chambre des Lords avancent lentement, car chaque amendement est discuté. Nikki Da Costa, ancienne conseillère de Downing Street, a nié les accusations de tactiques dilatoires.
Lord Falconer a insisté sur le fait que le Parliament Act est une partie établie de notre constitution. Il a également souligné que les pairs ne devraient pas bloquer le projet de loi, étant donné qu'il a été approuvé par des députés élus.
Les partisans du projet de loi estiment avoir le soutien de la majorité, mais le chemin reste semé d'embûches. Lord Falconer a reconnu que le passage du projet de loi est très difficile sans changement dans l'approche des Lords.
En conclusion, le projet de loi sur le suicide assisté se trouve à un carrefour critique. Les débats en cours et les amendements proposés pourraient déterminer son avenir. Si les pairs ne changent pas d'approche, il risque de ne jamais voir le jour.