
Une récente excuse des forces de police concernant le désastre de Hillsborough a été vivement critiquée par les familles des victimes et des politiciens. Cette déclaration a été jugée insuffisante face à la souffrance des victimes et de leurs proches. Les parents de Victoria et Sarah Hicks, décédées lors de la tragédie de 1989, ont lancé une campagne pour corriger les enregistrements judiciaires erronés.
Trevor et Jenni Hicks, parents de deux des victimes, ont exprimé leur frustration. Ils affirment qu'il serait facile pour la police du South Yorkshire de rectifier les documents officiels en lisant une déclaration en audience publique. Malgré une excuse sans réserve, la police n'a pas montré d'intention de demander une nouvelle audience.
Les enregistrements contestés proviennent d'une affaire civile des années 1990. Des familles de victimes avaient poursuivi la police pour la douleur subie par leurs proches avant leur décès. Les avocats de la police avaient utilisé une preuve médicale défaillante, le "règle des 30 secondes", pour justifier leur position.
Les témoignages et les nouvelles preuves ont prouvé que Victoria et Sarah avaient souffert pendant environ une heure. Les parents ont appelé le parlement à réfléchir sur la manière de corriger les enregistrements lorsqu'une nouvelle preuve émerge. Trevor Hicks a qualifié la position de la police d'absurde et a exprimé son incompréhension face à leur inaction.
Jenni Hicks a reconnu que l'excuse était "bonne", mais a insisté sur le fait que des actions concrètes doivent suivre. Leur campagne a également attiré l'attention de figures politiques, dont l'ancienne Première ministre, la baronne Theresa May.
La baronne May a déclaré qu'il est inacceptable que les Hicks continuent de se battre pour que la vérité soit reconnue. Elle a demandé à la police de South Yorkshire de mettre fin à cette évasion et d'accepter de clarifier les circonstances des décès de Sarah et Victoria en cour.
Andy Burnham, maire de Manchester, a souligné l'importance d'adopter la Loi Hillsborough, qui imposerait aux fonctionnaires publics l'obligation de dire la vérité sous peine de sanctions pénales. Il a déclaré que tant que cette situation perdurera, toutes les personnes et tous les lieux ne seront pas égaux dans ce pays.
La situation entourant le désastre de Hillsborough reste un sujet de préoccupation et de lutte pour la vérité. Les familles des victimes continuent de demander justice et reconnaissance. Leurs efforts soulignent la nécessité d'une réforme dans la manière dont les enregistrements judiciaires sont traités et amendés.