
Mariana Gonzáles, la fille aînée d'Edmundo Gonzáles Urrutia, a dénoncé ce lundi des extorsions visant à obtenir la libération de son mari, Rafael Tudares. Ce dernier est emprisonné depuis un an et deux semaines. Tudares est devenu un symbole du terrorisme d'État pratiqué par la révolution bolivarienne.
Il a été arrêté alors qu'il conduisait ses enfants à l'école, simplement en raison de son lien familial avec un diplomate exilé à Madrid. Cette arrestation visait à intimider Edmundo quelques jours avant la cérémonie d'investiture présidentielle prévue le 10 janvier.
Gonzáles a précisé que ces extorsions ont eu lieu dans des lieux diplomatiques, notamment des ambassades et des bureaux d'organisations qui prétendent défendre les droits humains. Elle a déclaré qu'elle ne pouvait pas identifier les extorqueurs, mais a mentionné des liens avec des autorités de ce pays.
Elle a également évoqué des individus se présentant comme des représentants d'organismes importants. Selon elle, il lui a été demandé de convaincre son père de renoncer à sa lutte pour que Rafael puisse retrouver sa liberté.
La juge antiterroriste Alejandra Romero a condamné Tudares à 30 ans de prison en décembre pour des accusations de terrorisme et de conspiration. Ce procès s'est déroulé sans la présence d'un avocat, une pratique courante sous la révolution bolivarienne.
Après plusieurs mois de disparition forcée, les autorités ont indiqué que Tudares était détenu dans la prison de Rodeo 1, réservée aux étrangers et aux militaires considérés comme rebelles. Ce lieu est connu pour ses conditions difficiles.
La première rencontre entre Mariana et Rafael a eu lieu la semaine dernière, durant laquelle ils ont été séparés par un verre blindé. Mariana a décrit ce moment comme difficile, avec de nombreuses émotions à traiter. Elle a observé que Rafael semblait affecté tant physiquement qu'émotionnellement.
Elle a exprimé son désespoir face à la situation de son mari, appelant à mettre fin à ce harcèlement incessant contre lui. Mariana a partagé ses réflexions sur les réseaux sociaux, soulignant la gravité de la situation.
Les déclarations de Mariana Gonzáles mettent en lumière la répression systématique et les violations des droits humains au Venezuela. Les extorsions et les conditions de détention de son mari soulignent les dangers auxquels font face ceux qui s'opposent au régime. Il est crucial que la communauté internationale prenne conscience de ces abus et agisse pour protéger les droits fondamentaux.