
La date est désormais fixée au 17 février. Cette annonce a été faite par la préfecture et le département des Pyrénées-Orientales le mercredi 28 janvier. Les autorités souhaitent purger les falaises pour écarter tout risque. La situation sur la falaise reste toutefois périlleuse, comme l’a confirmé David Richard, directeur des routes du conseil départemental.
Les expertises réalisées depuis le glissement du 23 janvier ont révélé que 700 m³ de roches se sont mises en mouvement. Ces roches ne sont toujours pas stabilisées, à 150 mètres au-dessus de la voie ferrée. Actuellement, 150 m³ de roches demeurent en place, mais elles menacent de s’effondrer à tout moment.
Une partie des expertises a été consacrée à l'élaboration des conditions d’intervention pour les entreprises mobilisées. Cela garantit que les techniciens puissent travailler en toute sécurité. La météo sera un facteur crucial, car des conditions défavorables pourraient ralentir le rythme des travaux, qui se dérouleront sept jours sur sept.
En fonction de l’avancement des travaux, une circulation alternée pourrait être mise en place, étant donné que la route n’a pas été impactée par l’éboulement. Des précisions à ce sujet sont attendues le vendredi 30 janvier. Bien que les éboulements soient courants dans la vallée de la Têt, ils surviennent habituellement en rive gauche et non en rive droite, comme l’a souligné David Richard.
Pour faire face à ces risques, le département a mobilisé une enveloppe de 6 millions d’euros d’ici à 2030. L’année passée, 400 000 euros ont été engagés, et 600 000 euros étaient prévus pour cette année, hors imprévus.
La cause de cet événement inhabituel est bien connue. Trois années de séchresse et l'absence de pluies significatives ont conduit à la disparition des petites purges habituelles des falaises. Les épisodes pluvieux de fin décembre et de mi-janvier, avec 400 mm de pluie et de neige, ont aggravé la situation.
La RD66 n'est pas la seule à avoir subi des éboulements la semaine dernière. D'autres routes départementales, telles que les routes 115, 71, 59, et 6, ont également été touchées, bien que dans des proportions plus modestes et sans conséquences à moyen terme.
Bien que la RD66 n’ait pas été touchée, la voie ferrée du train jaune a subi des dommages. La SNCF Réseaux reste prudente concernant le retour de la circulation des trains. Ironie du sort, la coupure de la ligne du train jaune est survenue quelques heures avant la reprise des trains entre Perpignan et Villefranche-de-Conflent, après un an et demi d’interruption.
En résumé, la situation dans les Pyrénées-Orientales reste délicate. Les autorités travaillent activement pour sécuriser la zone et préparer les interventions nécessaires. La météo et l'état des falaises seront déterminants pour la suite des opérations. La vigilance est de mise pour garantir la sécurité des usagers et des techniciens.