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Le faux « père Marc » affirme être Xavier Dupont de Ligonnès

Le faux « père Marc » en soutane, face caméra, affirme être Xavier Dupont de Ligonnès.

Canular en plein direct relance l'affaire Dupont de Ligonnès

Coup de théâtre sur M6 : une séquence en direct tourne au canular et ravive une vieille affaire criminelle. Le 2 juin, dans l’émission Appel à témoins, un homme se présentant au téléphone comme prêtre — "le père Marc", membre d’un monastère de l’Aude — a affirmé avoir recueilli la confession de Xavier Dupont de Ligonnès. Il a dit que, en 2022, l’individu lui avait avoué avoir tué sa femme et ses quatre enfants, onze ans plus tôt.

Admission hors antenne puis renversement

Le 2 juin, un homme se présentant comme "le père Marc" a affirmé en direct sur M6 avoir entendu la confession de Xavier Dupont de Ligonnès. L'intéressé a ensuite admis hors antenne avoir menti.

De la supercherie au "je suis" revendiqué

La supercherie ne s’est pas limitée à un mensonge simple. Alors qu’il avait fini par reconnaître hors antenne auprès des équipes de l’émission qu’il n’était pas prêtre, il aurait ensuite fait une autre proclamation plus lourde de conséquences : il aurait déclaré être lui‑même Xavier Dupont de Ligonnès et vouloir se rendre. Cette révélation a émergé le mercredi 3 juin, et elle a jeté une nouvelle ombre sur une séquence déjà contestée.

Excuses publiques et réactions des institutions

La direction de M6 a refusé de confirmer si ces propos avaient bien été tenus et a présenté ses excuses à Mgr Bruno Valentin, évêque du diocèse de Carcassonne et Narbonne, qui a qualifié l’émission de "séquence trompeuse pour le public". Sur RTL, l’animateur Julien Courbet a reconnu sa part de responsabilité : "Je ne cherche pas à me trouver d’excuses et je sais qu’aujourd’hui, je vais m’en prendre plein la gueule", a‑t‑il déclaré.

Enjeux de vérification en direct et leçons à tirer

La portée de l’affaire dépasse la simple erreur de plateau. Elle rappelle la fragilité des vérifications en direct et la tentation, pour les émissions de grande écoute, de privilégier le spectaculaire au détriment du recoupement factuel. En jouant sur le mystère et la notoriété d’une affaire criminelle non résolue, la séquence a non seulement trompé les téléspectateurs, mais aussi mis en difficulté des institutions — l’Église locale et une chaîne nationale — confrontées à la rapidité des accusations.

Au‑delà des excuses et des démentis, la question reste : comment éviter qu’un canular de ce type prenne une telle ampleur en direct ? Les producteurs et journalistes devront tirer les leçons de cet épisode pour restaurer la confiance, sinon auprès du public, au moins dans leurs méthodes.

Les faits sont là : un homme a menti en direct, puis a prétendu être l’accusé le plus recherché du pays. Les conséquences, elles, sont encore en train de se mesurer.

Publié le : 3 juin 2026
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