
Un nouveau corps policier national est en cours de création pour prendre en charge les enquêtes sur le terrorisme, la fraude et les gangs criminels. Le secrétaire d'État à l'intérieur, Shabana Mahmood, a décrit ce service comme un "FBI britannique", promettant d'utiliser des talents de classe mondiale et des technologies de pointe.
Le National Police Service (NPS) regroupera les activités des agences existantes comme la National Crime Agency et les unités régionales de lutte contre la criminalité organisée. Ce nouvel organisme achètera des technologies telles que la reconnaissance faciale pour tous les services de police.
Mahmood a souligné que la police était "coincée dans un autre siècle". Ce nouveau corps fera partie d'une série de réformes policières qu'elle annoncera bientôt. Le NPS couvrira l'Angleterre et le Pays de Galles, tout en pouvant opérer dans l'ensemble du Royaume-Uni.
Le NPS sera dirigé par un commissaire national de police, qui deviendra le chef de police le plus haut placé du pays. Le ministère de l'Intérieur a déclaré que les policiers locaux étaient "chargés" de lutter contre des crimes majeurs sans formation adéquate, ce qui les empêche de s'attaquer à des délits quotidiens tels que le vol à l'étalage.
Au cours de la semaine passée, Mahmood a annoncé plusieurs changements majeurs dans la police, qualifiant les structures actuelles d’"irrationnelles". Les efforts de lutte contre le terrorisme, dirigés par la Metropolitan Police, seront également intégrés dans ce nouveau système.
Le ministère de l'Intérieur a affirmé que la reconnaissance faciale avait conduit à une réduction rapide de la criminalité, avec environ 1 700 arrestations au cours des deux dernières années. Cependant, des défenseurs des droits civiques ont exprimé des préoccupations concernant des problèmes de biais et de vie privée.
Le gouvernement prévoit également d'embaucher de nouveaux talents en dehors des forces pour des postes de direction. Graeme Biggar, directeur général de la National Crime Agency, a soutenu cette initiative, affirmant que le système de police actuel était démodé.
Les projets de réformes ont suscité des réactions mitigées parmi les figures de la police. La Police Federation a averti que "moins de forces ne garantit pas une meilleure police pour les communautés". De plus, l'Association des commissaires de police et de criminalité a exprimé des inquiétudes concernant le coût et le temps nécessaires à la création de ces forces régionales.
En novembre, le gouvernement a annoncé son intention de supprimer les commissaires de police et de criminalité d'ici 2028 pour économiser au moins 100 millions de livres et financer la police de proximité.
La création du National Police Service représente un tournant potentiel dans la lutte contre la criminalité au Royaume-Uni. Cependant, les défis liés à sa mise en œuvre et aux préoccupations des communautés doivent être soigneusement considérés. Les réformes proposées pourraient-elles vraiment transformer la police pour mieux servir le public ?