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Le FBI perquisitionne le domicile et le bureau d’Alberto Carvalho

Agents du FBI devant le domicile d’Alberto Carvalho, véhicules de police et ruban de sécurité visibles

Perquisitions fédérales au cœur du Los Angeles Unified School District

La journée a commencé par une série de perquisitions du FBI au siège du district scolaire et au domicile du surintendant, déclenchant un coup de filet qui semble élargir une enquête liée à un contrat de 6 millions de dollars. Ainsi, ce qui avait d’abord paru être une simple opération ciblée prend aujourd’hui une dimension plus large, puisqu’il s’agit du deuxième plus grand district scolaire des États‑Unis.

Mandats scellés et lien avec une start‑up en faillite

Les agents ont exécuté plusieurs mandats au siège, situé en centre‑ville, et au domicile du surintendant à San Pedro, mais les affidavits accompagnant ces mandats ont été scellés par un tribunal, ce qui empêche pour l’instant de connaître la cible précise de l’enquête. En effet, une perquisition distincte en Floride, à Southwest Ranches, relie toutefois l’affaire à AllHere, la jeune pousse qui avait décroché le contrat pour développer un chatbot scolaire avant de déposer le bilan en 2024; son fondateur a depuis été inculpé pour fraude.

Une commerciale en edtech au centre des investigations

Selon les registres publics et un responsable fédéral anonyme, le domicile perquisitionné en Floride appartiendrait à Debra Kerr, une commerciale en technologies éducatives qui aurait des liens à la fois avec le surintendant et avec AllHere. De plus, le district a confirmé qu’il était au courant des opérations au siège et au domicile du surintendant et qu’il coopérait avec les autorités fédérales.

Montants en jeu et acteurs impliqués

Le contrat contesté, d’un montant d’environ 6 millions de dollars, soulève des questions sur la façon dont des fonds publics ont été engagés auprès d’acteurs privés. Le district scolaire unifié de Los Angeles scolarise environ 400 000 élèves, et son fonctionnement mobilise des sommes considérables; de ce point de vue, la portée financière et symbolique de l’affaire dépasse largement le simple montant du contrat.

La trajectoire d’AllHere et le projet « Ed »

Longtemps saluée pour son projet « Ed », un chatbot conçu pour aider élèves et équipes pédagogiques, AllHere avait attiré investisseurs et confiance institutionnelle avant de s’effondrer financièrement. Sa faillite en 2024, suivie de l’inculpation de son fondateur, a déjà jeté une ombre sur les partenariats entre districts scolaires et start‑ups d’edtech; aujourd’hui, les perquisitions fédérales ravivent ces interrogations et forcent à réexaminer les garde‑fous existants.

Silences officiels et atmosphère locale

Les autorités fédérales n’ont pas précisé quel acte présumé motivait les perquisitions, et Alberto Carvalho n’a pas répondu aux demandes de commentaire. Pendant que les responsables locaux tentaient de démêler les faits, la rumeur a largement circulé, nourrie par un contexte politique déjà marqué par des tensions entre l’administration précédente et les élus de Los Angeles et de Californie.

Ce que révèlent les perquisitions sur la gouvernance

Au‑delà de la trajectoire spectaculaire d’AllHere, cette enquête met en lumière la fragilité des verrous administratifs lorsque des millions de dollars publics rencontrent des promesses technologiques ambitieuses. Néanmoins, tant que les mandats resteront scellés, de nombreuses zones d’ombre subsisteront quant aux responsabilités et aux mécanismes de contrôle qui ont permis ce partenariat.

Si les perquisitions d’aujourd’hui annoncent que la justice cherche des réponses, elles rappellent aussi que les parents, les élus et les entrepreneurs attendront des explications claires et des mesures pour restaurer la confiance. En attendant la déclassification éventuelle des documents, l’affaire promet de rester au centre des débats publics.

Publié le : 26 février 2026
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