
Le 21 octobre, un événement tragique a secoué la cité portuaire de Seine-Maritime. Daniel, un ancien imprimeur, s'est tiré une balle dans la tête lors de l'arrivée d'une huissière de justice et des policiers venus l'expulser. Ce drame a bouleversé la communauté locale, où il était considéré comme une figure emblématique.
Ce matin-là, vers 8 heures, un camion de déménagement s'est stationné près du 4, place Charles-de-Gaulle, à proximité du monument aux morts de Fécamp. Selon une commerçante, une voiture de police était également présente. Une huissière de justice, accompagnée de la force publique, a alors pénétré dans un immeuble ancien.
Elle est montée au 2e étage pour notifier à Daniel, âgé de 76 ans, son expulsion due à une dette de loyer conséquente. À 8h30, l'homme a sorti un pistolet qu'il avait fabriqué lui-même. Malgré la présence des policiers, il a réussi à pointer l'arme sur sa tempe et a pressé la détente.
Un jeune voisin, réveillé par l'intervention, a témoigné : « Je n’ai pas entendu le bruit de la balle, mais des cris ». Daniel a été héliporté au CHU de Rouen, mais malgré les efforts des médecins, il n'a pas pu être sauvé. L'ancien imprimeur, qui avait travaillé dans la région parisienne, a été incinéré quelques jours plus tard.
La nouvelle de ce drame a provoqué une onde de choc dans la communauté. De nombreux habitants se souviennent de Daniel comme d'un homme respecté et apprécié. Ce tragique événement soulève des questions sur la précarité et les difficultés rencontrées par les personnes âgées face à des expulsions.
La tragédie survenue le 21 octobre à Fécamp met en lumière des enjeux sociaux importants. La situation de Daniel rappelle la vulnérabilité de certains locataires face à des expulsions. Ce drame souligne la nécessité d'une réflexion sur le soutien aux personnes en difficulté et sur la protection des droits des locataires.