
Jeudi, un hommage poignant a été rendu à Paris, en mémoire de femmes telles que Marina, Ingrid, Elvira et Yvette. Ces femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. L'événement a été organisé par l'Union nationale des familles de féminicides (UNFF), qui a appelé la population à agir contre ce fléau.
Une dizaine de personnes se sont rassemblées à la place de la République, brandissant des pancartes avec les noms de plusieurs victimes tuées en janvier 2025. Ce mois marque le lancement d'un Calendrier rouge en mémoire des victimes, une initiative de l'UNFF.
Sandrine Bouchait, présidente de l'UNFF, a exprimé : « Ces femmes ne sont pas que des numéros. Elles avaient un prénom, une histoire et des familles comme nous. » Sa sœur a été victime d'un féminicide en 2017. Elle a souligné que la lutte contre les violences faites aux femmes était la grande cause des quinquennats d'Emmanuel Macron, mais que cela n'avait pas suffi à réduire les chiffres alarmants.
Elle a noté une hausse de 11 % des féminicides conjugaux entre 2023 et 2024. Bouchait a insisté sur la nécessité d'une mobilisation de l'ensemble de la société pour faire face à ce problème. « Dénoncer des violences, ce n’est pas faire de la délation, c’est informer et cela peut sauver des vies », a-t-elle ajouté.
Selon l'UNFF, en 2025, 98 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. Les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur pour 2024 montrent que 107 femmes ont été victimes de féminicides conjugaux. Ces statistiques soulignent l'urgence d'agir face à cette violence persistante.
Le gouvernement, confronté à des critiques, a affirmé à plusieurs reprises que sa mobilisation était totale. Il a mis en avant les dispositifs mis en place depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée en 2017, tels que les ordonnances de protection et les bracelets antirapprochement.
Pour Sandrine Bouchait, il est crucial d'aller plus loin dans la protection des victimes, notamment en ce qui concerne les enfants. Elle a proposé d'étendre le protocole de protection des mineurs aux enfants majeurs ayant perdu leur mère dans un féminicide. Cette mesure vise à assurer une meilleure sécurité et un soutien accru pour ces jeunes.
La lutte contre les féminicides nécessite une attention continue et des actions concrètes. Il est essentiel que la société dans son ensemble prenne conscience de ce problème et agisse pour le résoudre.
En somme, l'hommage rendu à Paris est un rappel tragique de la réalité des féminicides. La mobilisation de la société est essentielle pour inverser cette tendance. Chaque voix compte dans la lutte contre les violences faites aux femmes, et il est impératif d'agir ensemble pour protéger les victimes et prévenir ces atrocités.