
C’est le début d’un long processus judiciaire. Un homme de 32 ans a été déféré devant un magistrat du parquet d’Évry-Courcouronnes, ce lundi 26 janvier, en fin de matinée. Une information judiciaire a été ouverte pour tentative de meurtre sur conjoint.
Présenté à un juge des libertés et de la détention, le trentenaire a finalement été placé en détention provisoire, selon le parquet de l’Essonne, ce mardi. Il appartient désormais au juge d’instruction de faire la lumière sur les événements de la nuit du 24 au 25 janvier dernier, à Sainte-Geneviève-des-Bois.
Il est environ 2 heures du matin, ce dimanche, quand les sapeurs-pompiers sont appelés à se rendre au domicile de ce couple. Ils découvrent une femme de 30 ans inanimée et gisant dans son propre sang. C’est son conjoint qui a donné l’alerte.
Le conjoint indique qu’après une soirée arrosée, il serait parti vers 1 heure du matin pour promener le chien. À son retour, il aurait découvert cette terrible scène avec de nombreuses traces de sang dans plusieurs pièces de l’habitation.
Cependant, plusieurs proches de la victime, notamment sa sœur, affirment qu’elle serait victime de violences conjugales depuis plusieurs mois. Au vu de ses déclarations, le conjoint a été placé en cellule de dégrisement pour être interrogé le lendemain.
Il nie être à l’origine de la violence dont a été victime sa compagne. De son côté, la femme aurait avoué des épisodes de violences tout en les minimisant. « On est sur le profil d’une femme sous emprise », indique une source proche du dossier.
Il est à noter qu’elle n’a d’ailleurs pas dépôt plainte. Cette situation complexe soulève des questions sur la dynamique de leur relation et les implications légales qui en découlent.
Ce cas met en lumière les enjeux des violences conjugales et l'importance de la prise en charge des victimes. Le processus judiciaire qui s'engage pourrait révéler des vérités essentielles sur cette affaire tragique.