
Un quinquagénaire a été mis en examen et écroué pour avoir battu à mort l'une de ses compagnes le week-end dernier à Brest. Le parquet de la ville a annoncé cette nouvelle mardi. Le corps sans vie de la victime, une femme d'environ soixante ans, a été découvert le 4 janvier à son domicile, présentant des ecchymoses et des traces de violences.
Le procureur de la République de Brest, Stéphane Kellenberger, a précisé que le compagnon, âgé de 53 ans, avait été retrouvé alcoolisé et placé en garde à vue par les forces de l'ordre. Cet homme avait un passé judiciaire, ayant déjà été condamné pour des faits de violences aggravées et des délits liés à l'alcool.
Le mis en cause avait été condamné en 2016 à une peine avec sursis et mise à l’épreuve pour des violences commises sur la même victime. En 2019, il avait également écopé d'une peine de prison ferme pour des violences aggravées sur une autre compagne. Malgré ces antécédents, la victime s'était remise avec lui après les violences sanctionnées en 2016.
En janvier 2023, la justice a de nouveau reconnu cet homme coupable de violences volontaires sur la victime. Il a alors été condamné à 18 mois de prison, assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Ces éléments soulignent la complexité des relations abusives.
Lors de sa garde à vue, le suspect a d'abord nié avoir commis des violences sur sa compagne. Il a affirmé avoir prévenu les secours dès qu'il a découvert le corps. Cependant, après un dégrisement, il a déclaré ne se souvenir d'aucun fait de violence. Les investigations ont cependant largement contredit ses versions.
Malgré cela, le procureur a indiqué qu'aucun élément ne permettait de caractériser une intention homicide. Le suspect a été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », en récidive légale, et a été placé en détention provisoire.
En raison de sa récidive légale, cet homme risque la réclusion à perpétuité s'il est reconnu coupable. Cette affaire souligne la gravité des violences conjugales en France. Chaque jour, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou de tentative de féminicide conjugal.
Les données de 2024 de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées en novembre montrent une augmentation inquiétante de ces chiffres. Il est essentiel de prendre conscience de cette réalité et d'agir pour protéger les victimes.
Cette affaire tragique à Brest met en lumière les enjeux de la violence conjugale. Les antécédents judiciaires du suspect et les circonstances de la mort de la victime soulignent l'importance de la vigilance et de la protection des femmes. Il est crucial de continuer à sensibiliser et à agir contre ces violences inacceptables.