
Le président américain Donald Trump a déclaré que l'espace aérien autour du Venezuela devait être considéré comme fermé. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a averti toutes les compagnies aériennes, pilotes, dealers de drogues et trafiquants d'êtres humains de considérer l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela comme complètement fermé.
Bien que les États-Unis n'aient pas l'autorité légale de fermer l'espace aérien d'un autre pays, cette déclaration pourrait entraîner une incertitude pour les voyages et dissuader les compagnies aériennes d'opérer dans cette région. La situation actuelle pourrait compliquer encore plus les déplacements vers et depuis le Venezuela.
La Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a récemment averti les compagnies aériennes de l'activité militaire accrue autour du Venezuela, ce qui pourrait exacerber les tensions déjà existantes.
Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans les Caraïbes, affirmant que cela vise à lutter contre le trafic de drogue. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a rejeté ces accusations, les qualifiant de tentative de le renverser. La réponse de son gouvernement aux déclarations de Trump est encore attendue.
Le déploiement de l'USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, ainsi que de 15 000 soldats, a été signalé à proximité du Venezuela. Les États-Unis insistent sur le fait que cette action vise à combattre le trafic de drogues dans la région.
En réponse aux tensions croissantes, le Venezuela a interdit à six grandes compagnies aériennes internationales de se poser sur son territoire. Ces compagnies, dont Iberia et TAP Portugal, n'ont pas respecté un délai de 48 heures pour reprendre leurs vols.
Le gouvernement vénézuélien considère que les actions des États-Unis visent à déposer Maduro, dont la réélection l'année dernière a été dénoncée comme truquée par l'opposition et de nombreux pays étrangers.
Les États-Unis ont désigné le Cartel de los Soles, un groupe qu'ils affirment dirigé par Maduro, comme une organisation terroriste étrangère. Cette étiquette permet aux agences américaines d'avoir des pouvoirs élargis pour cibler et démanteler ce groupe.
Le ministère des Affaires étrangères du Venezuela a rejeté catégoriquement cette désignation. Diosdado Cabello, ministre de l'Intérieur et de la Justice, a longtemps qualifié cette accusation d'invention.
Les tensions entre les États-Unis et le Venezuela continuent d'escalader, avec des implications potentiellement graves pour la situation géopolitique de la région. Les déclarations de Trump et les mesures prises par le Venezuela montrent une dynamique complexe qui mérite une attention particulière.