
Corrodés par le sel, les lampadaires du pont de l’île d’Oléron ne sont plus en service depuis 2022. Le département de la Charente-Maritime a pris la décision de les supprimer définitivement. À partir de ce lundi 19 janvier et jusqu’au 6 février, plusieurs opérations se dérouleront en semaine, entre 9 heures et 16 heures, pour démonter la centaine de mâts qui jalonnaient cet ouvrage oléronais inauguré en 1966.
Une circulation alternée sera mise en place en fonction des besoins. Le département met en avant des raisons de sobriété énergétique et de préservation de l’environnement. En effet, ces lampadaires constituaient une source de pollution lumineuse pour la faune, en particulier pour les oiseaux.
Ces dernières années, de nombreux Oléronais plaidaient pour l’éclairage du pont, invoquant des raisons de sécurité routière. Cependant, le département estime que l’extinction de l’éclairage public depuis 2022 n’a eu « aucun impact » sur la sécurité. Ils n’ont constaté aucun accroissement du nombre d’accidents ou de leur gravité.
De plus, la loi n’impose pas l’éclairage public pour ce type d’ouvrage. Cela soulève des questions sur la nécessité de maintenir un éclairage dans ce contexte. En novembre 2025, le pont de la Seudre avait déjà perdu ses lampadaires pour des raisons similaires.
Le pont du Martrou, à Rochefort, n’est pas éclairé, à l’exception de la nouvelle voie cyclable aménagée ces dernières années. Cela montre une tendance générale vers la réduction de l’éclairage public dans la région. Selon le département de la Charente-Maritime, seul le pont de l’île de Ré restera désormais éclairé entre 23 heures et 5 heures du matin, en raison de la piste cyclable.
La suppression des lampadaires est également justifiée par des préoccupations environnementales. La pollution lumineuse affecte non seulement les oiseaux, mais aussi d'autres espèces de la faune locale. En réduisant l’éclairage, le département espère favoriser un écosystème plus sain.
En conclusion, la décision de supprimer les lampadaires du pont de l’île d’Oléron s’inscrit dans une démarche de durabilité et de préservation de l’environnement. Bien que cela suscite des débats parmi les habitants, les autorités estiment que cela n'affectera pas la sécurité routière et contribuera à la protection de la faune locale.