
Les finances gouvernementales se sont révélées meilleures que prévu en janvier, avec un excédent record. En effet, les recettes fiscales ont dépassé les dépenses, atteignant un excédent de 30,4 milliards de livres selon l'Office for National Statistics (ONS). Ce chiffre précède la Déclaration de Printemps prévue pour le 3 mars.
C'est le plus grand excédent enregistré depuis le début des statistiques en 1993, sans ajustement pour l'inflation, et supérieur à l'excédent de 15,4 milliards de livres de janvier dernier. Habituellement, le gouvernement collecte plus de taxes en janvier, mais les paiements d'impôt sur les gains en capital ont contribué à cet excédent record.
Pour les dix mois se terminant en janvier, l'emprunt a atteint 112,1 milliards de livres, soit une baisse de 11,5 % par rapport à l'année précédente. Toutefois, l'ONS a noté que cela représente le cinquième emprunt le plus élevé pour cette période. Le Trésor a indiqué que les emprunts pour 2026 devraient être les plus bas depuis la pandémie.
James Murray, le Secrétaire d'État au Trésor, a déclaré qu'il était essentiel de réduire le montant consacré aux intérêts de la dette, en visant à réduire de moitié les emprunts d'ici 2030-31. Cela permettrait de réaffecter des fonds à des secteurs comme la police, les écoles et le NHS.
Les ventes au détail ont également connu une croissance inattendue en janvier, avec une augmentation de 1,8 % par rapport à décembre, dépassant les prévisions d'une hausse de 0,2 %. Cette performance a été alimentée par une forte demande pour des suppléments sportifs et des bijoux.
Paul Dales, économiste en chef chez Capital Economics, a noté que la réduction des emprunts publics et la hausse des ventes au détail indiquent une économie plus s saine. Il a souligné que cela pourrait fournir à la Chancelière Rachel Reeves quelque chose de positif à mentionner dans sa Déclaration de Printemps.
Le gel des seuils d'imposition sur le revenu a rapporté 3,6 milliards de livres supplémentaires par rapport à l'année précédente. De plus, une augmentation de 17 milliards de livres des recettes fiscales sur les gains en capital en janvier a également renforcé les finances publiques. Ce gel entraîne un passage à des taux d'imposition plus élevés à mesure que les revenus augmentent.
En outre, le gouvernement a dépensé moins en paiements d'intérêts sur sa dette, ce qui a compensé les coûts plus élevés des services publics et des prestations. Cependant, Dales a averti que les emprunts n'ont pas beaucoup diminué et que la croissance des ventes au détail pourrait ne pas être durable.
Mel Stride, Chancelier de l'Ombre, a critiqué les hauts niveaux d'imposition et les dépenses irresponsables du Parti travailliste, affirmant qu'ils affaiblissent l'économie. Il a mis en garde contre une dette nationale qui continuera d'augmenter chaque année sous leur direction.
Enfin, l'ONS a rapporté que le ratio de la dette au PIB était de 92,9 % à la fin de janvier 2026, un niveau similaire à celui observé dans les années 1960. Ces chiffres soulignent les défis persistants auxquels le gouvernement fait face.
En somme, les finances du gouvernement britannique montrent des signes de solidité avec un excédent record et une croissance des ventes au détail. Cependant, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne les emprunts et la gestion de la dette. Les prochaines étapes seront cruciales pour maintenir cette dynamique positive.