
En France, 4,2 millions de personnes sont sans logement ou mal logées, selon le dernier rapport de la Fondation pour le logement. Cette situation alarmante s'est aggravée en 2025, mettant en lumière des enjeux critiques que les candidats aux élections municipales doivent prendre en compte.
Le rapport annuel de la Fondation pour le logement des défavorisés révèle que plus d’un million de personnes ne disposent pas de logement personnel. Parmi elles, 350 000 n'ont pas de domicile fixe et se retrouvent en centre d’hébergement ou à la rue, tandis que 600 000 autres sont contraintes de vivre chez des tiers.
Les chiffres sont préoccupants. Tous les indicateurs de mal-logement se dégradent, et la réponse politique est jugée insuffisante. Christophe Robert, délégué général de la Fondation, évoque une année noire pour le mal-logement, soulignant l'absence de solutions efficaces face à cette crise croissante.
La crise du logement touche également 12,3 millions de personnes, fragilisées par des situations telles que des impayés de loyer ou la précarité énergétique. Cette réalité sociale affecte particulièrement les plus vulnérables, selon le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun.
Christophe Robert insiste sur l'importance de replacer la lutte contre les exclusions au cœur de l’action publique. Un appel solennel est lancé aux candidats aux élections municipales pour qu'ils prennent cette problématique au sérieux.
Les élections municipales de mars 2025 représentent un moment-clé pour aborder la question du mal-logement. La Fondation souligne que des mesures comme l'encadrement des loyers peuvent contribuer à atténuer la crise.
Thierry Repentin, co-président de la commission Logement de l’Association des maires de France, affirme que le logement est une priorité pour les maires. Les zones tendues subissent une augmentation du nombre de personnes sans domicile et un surpeuplement croissant.
De nombreuses villes intègrent des volets logement dans leurs programmes électoraux. Cela inclut des initiatives telles que la lutte contre la location meublée touristique, l'encadrement des loyers, et la construction de logements sociaux.
Véronique Bédague, PDG de Nexity, souligne qu'il existe un consensus sur la nécessité de résoudre ce problème. Elle considère les municipales comme un moment d’éclaircissement démocratique avant la présidentielle.
Face à la crise du logement, il est crucial que les élus prennent des mesures concrètes. Selon un sondage, sept Français sur dix estiment qu'il est difficile de se loger dans leur commune. Le logement est une priorité incontournable qui nécessite une attention immédiate et des actions efficaces.