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« Conseil de paix » de Donald Trump : La France estime que la Commission européenne « n’aurait jamais dû » y assister

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France - « Conseil de paix » de Donald Trump : La France estime que la Commission européenne « n’aurait jamais dû » y assister

Réaction du Quai d'Orsay

Le Quai d'Orsay n’a pas bien accueilli la participation de la Commission européenne au « Conseil de paix ». Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a affirmé sur X que la Commission « n’aurait jamais dû assister » à cet événement. Il a souligné qu’elle n’avait pas reçu le mandat du Conseil.

Barrot a également rappelé que la Commission doit « respecter scrupuleusement le droit et l’équilibre institutionnel européens ». Cette déclaration met en lumière les tensions au sein des institutions européennes concernant la participation à des forums diplomatiques.

Participation de Dubravka Suica

Dubravka Suica, commissaire européenne chargée de la Méditerranée, s’est rendue à Washington pour l’événement. Cependant, cela ne signifie pas que l’UE adhère au « Conseil de paix » du président américain. La Commission a précisé que sa participation était limitée à la partie consacrée à Gaza.

Selon la Commission, cela ne fait pas d’elle un membre de cette organisation. Cette nuance est cruciale pour maintenir une certaine distance vis-à-vis du Conseil, tout en répondant à des préoccupations humanitaires.

Réactions françaises et soutien européen

La réaction française a été très froide à l'égard de cette visite. Pascal Confavreux, porte-parole du ministre français des Affaires étrangères, a exprimé sa surprise quant à cette participation. Il a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas de mandat pour assister à cette réunion.

Ce sentiment a été partagé par d'autres pays européens, notamment l’Espagne, la Belgique et l’Irlande, lors d’une rencontre d’ambassadeurs à Bruxelles. Ces pays soutiennent la position française de ne pas participer pour le moment au Conseil.

Position de la France sur le Conseil de paix

Pascal Confavreux a défendu la position de la France, soulignant que le « Board of Peace » doit se concentrer sur la situation à Gaza. Il a déclaré que tant qu'il existerait une ambiguïté sur le périmètre de ce conseil, la France ne pourrait pas y participer.

Il a également mis en lumière la situation humanitaire dramatique à Gaza, les entraves à l’entrée de l’aide, et la stagnation du processus politique. Ces éléments soulignent l'urgence d'une approche claire et ciblée pour résoudre la crise.

Objectifs du Conseil de paix

Le « Conseil de paix » a été conçu pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza. Cependant, sa charte lui assigne un objectif beaucoup plus large : le règlement des conflits armés dans le monde. Cela soulève des questions sur son efficacité et son orientation.

En effet, la portée élargie du Conseil pourrait compliquer les efforts pour résoudre des crises spécifiques, comme celle de Gaza. Les réactions des pays européens montrent une volonté de rester prudents face à une initiative dont les objectifs restent flous.

Conclusion

La participation de la Commission européenne au « Conseil de paix » a suscité de vives réactions au sein de l'UE. La France, soutenue par plusieurs pays, a clairement exprimé ses réserves. Les enjeux humanitaires à Gaza et les questions de mandat et de légalité sont au cœur des préoccupations. La situation reste complexe, et les discussions autour de ce conseil continueront d’évoluer.

Publié le : 20 février 2026
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