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France-Élaine Duranceau appuie Christine Fréchette

France-Élaine Duranceau aux côtés de Christine Fréchette, souriantes lors d’un point de presse

Un soutien public déterminant

France-Élaine Duranceau a jeté son poids derrière Christine Fréchette dans la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec. Sur X, la présidente du Conseil du trésor loue une dirigeante "posée" et "rigoureuse", capable, selon elle, de tenir la barre "même sous pression" — un compliment calibré pour tempérer l’incertitude qui entoure la succession de François Legault.

Vision de gestion et relance économique

Duranceau rappelle que Fréchette a fait ses preuves dans des postes clés, à l’Immigration puis à l’Économie. Elle souligne surtout une vision partagée pour un État plus efficace, qui mobilise tous ses leviers — contrats publics inclus — pour soutenir les PME et relancer l’activité économique. En somme, un discours pragmatique qui veut vendre la chefferie comme une question de gestion plus que d’ego.

Un démarrage en trombe dans la course

La mécanique de la course tourne déjà à plein régime. Christine Fréchette compte jusqu’ici le double de soutiens du caucus caquiste par rapport à Bernard Drainville, son seul adversaire déclaré. Les deux ont quitté leurs fonctions ministérielles pour se consacrer à la campagne; le parti veut éviter les conflits d’intérêts et afficher une transition nette.

Date, membres et enjeu institutionnel

Les résultats seront connus le 12 avril lors d’un congrès à Drummondville. La CAQ recense maintenant quelque 20 000 membres; la date limite pour adhérer était le 13 mars.

Ces chiffres expliquent l’urgence : avec une base élargie, chaque adhésion pèse sur l’issue du vote. François Legault avait annoncé en janvier dernier qu’il quitterait toutes ses fonctions dès qu’un successeur serait trouvé, rendant la compétition à la fois personnelle et institutionnelle. Pour les candidats, il faut convaincre non seulement les députés mais aussi cette nouvelle cohorte d’adhérents.

Débats publics et styles de leadership

La campagne passera par deux débats publics — le premier à Québec, ce week-end, le second le 28 mars à Laval — qui promettent d’être le thermomètre des priorités et du style de leadership. Attente et méthode contre spectacle et battage : c’est la polarité qui traverse la course. Duranceau choisit la première, en misant sur la crédibilité administrative; Drainville, lui, essaie de s’affirmer par sa propre trajectoire et son ancrage médiatique.

À neuf semaines du verdict, la question est simple : la CAQ préférera-t-elle une cheffe rassurante et technocratique ou un leader plus flamboyant et combatif ? La réponse tombera le 12 avril — et la province observera de près.

Publié le : 22 mars 2026
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