
Des frappes aériennes israéliennes ont causé la mort d'au moins 32 Palestiniens dans la bande de Gaza, selon des autorités locales. Ces attaques, survenues samedi, ont été décrites comme les plus intenses depuis le début du cessez-le-feu en octobre, négocié par le président Trump. Les victimes incluent des enfants et des femmes, selon l'agence de défense civile gérée par le Hamas.
Les frappes ont particulièrement touché la ville de Khan Younis, où un hélicoptère a frappé une tente abritant des personnes déplacées. Les autorités palestiniennes rapportent que ces attaques ont été menées en réponse à une prétendue violation de l'accord par le Hamas. Les deux parties s'accusent mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu établi l'année dernière.
Les Forces de défense israéliennes (IDF) ont indiqué avoir ciblé plusieurs sites, y compris des commandants du Hamas et des infrastructures terroristes. Dans un communiqué, l'IDF a mentionné avoir identifié huit terroristes sortant d'une infrastructure souterraine à Rafah, où les forces israéliennes sont déployées. Les frappes ont également visé des installations de stockage et de fabrication d'armes.
En réponse, le Hamas a condamné ces frappes, les qualifiant de violations continues de l'accord. Il a appelé les États-Unis à agir immédiatement, affirmant que le gouvernement israélien poursuit une guerre brutale de génocide contre Gaza. Un porte-parole a également déclaré que sept victimes appartenaient à une même famille déplacée.
Les frappes ont eu un impact dévastateur sur la population civile. À l'hôpital de Shifa à Gaza, trois enfants et deux femmes ont été tués dans une attaque sur un appartement résidentiel. Un oncle des victimes a exprimé son désespoir, questionnant la logique de la violence. "Que faisaient ces enfants ? Que faisons-nous ?", a-t-il déclaré.
Des images et des vidéos de Gaza montrent des corps extraits des décombres et de nombreux bâtiments détruits. Les autorités locales rapportent également que des postes de police ont été touchés, faisant au moins 12 morts. La situation humanitaire continue d'être alarmante, alors que le passage de Rafah, frontière de Gaza avec l'Égypte, doit rouvrir.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné les frappes, appelant toutes les parties à faire preuve de retenue. Le Qatar, médiateur clé lors des discussions de cessez-le-feu, a également dénoncé ces violations répétées. Le conflit entre Israël et le Hamas a débuté après l'attaque du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre 2023, entraînant la mort de 1 200 personnes et la capture de 251 otages.
Depuis le début des hostilités, plus de 71 660 personnes ont été tuées à Gaza, selon le ministère de la santé géré par le Hamas. Les chiffres sont largement cités par les médias internationaux et considérés comme fiables par l'ONU. Israël, quant à lui, ne permet pas aux organisations de presse, y compris la BBC, d'accéder à Gaza pour des reportages indépendants.
Les frappes israéliennes à Gaza illustrent la gravité de la situation actuelle. Le nombre de victimes continue d'augmenter, soulevant des inquiétudes quant à la situation humanitaire et à la nécessité d'une résolution durable du conflit. Alors que la tension demeure élevée, la communauté internationale appelle à un dialogue urgent pour mettre fin à la violence.