
Des frappes israéliennes ont causé la mort d'au moins 10 personnes dans l'est du Liban, selon des responsables libanais. L'armée israélienne a déclaré avoir ciblé des sites appartenant à Hezbollah, un groupe militaire et politique soutenu par l'Iran, dans la vallée de la Bekaa, où l'organisation a une forte présence.
Hezbollah a confirmé la mort d'au moins six membres, dont un commandant de terrain de haut rang. Ces frappes sont parmi les plus meurtrières au Liban depuis la fin du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre Israël et Hezbollah en novembre 2024.
Depuis l'accord de cessez-le-feu, qui a suivi 13 mois de conflit, Israël a mené des frappes quasi quotidiennes au Liban. Les autorités israéliennes ont indiqué que les frappes de vendredi étaient une réponse à "une violation des accords entre Israël et le Liban".
Selon la première phase du cessez-le-feu, négociée par les États-Unis et la France, les troupes israéliennes et les combattants de Hezbollah devaient quitter le sud du Liban. Des images diffusées en ligne montrent des dommages importants dans ce qui semblait être un quartier résidentiel.
Dans un communiqué, l'armée israélienne a affirmé avoir frappé des "centres de commandement de Hezbollah" et que le groupe "intègre systématiquement ses actifs au sein de la population civile". Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par plusieurs pays, y compris le Royaume-Uni et les États-Unis, affirme que l'accord de cessez-le-feu ne s'applique qu'au sud du Liban.
Le gouvernement libanais a déclaré que les actions continues d'Israël constituaient une violation de l'accord de cessez-le-feu et a appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur Israël pour qu'il cesse ses attaques. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a récemment qualifié la situation de "guerre d'attrition à sens unique".
L'attaque dans la Bekaa est survenue quelques heures après une frappe israélienne sur un camp de réfugiés palestiniens densément peuplé au sud du Liban. L'armée israélienne a déclaré avoir frappé un "centre de commandement" utilisé par Hamas dans la région d'Ain al-Helweh, à la périphérie de la ville portuaire de Sidon, tuant deux membres de Hamas.
Les frappes se déroulent dans un contexte de tensions accrues dans la région, les États-Unis menaçant d'attaquer l'Iran si les négociations échouent. Des craintes subsistent au Liban que l'Iran puisse forcer Hezbollah à réagir en cas d'attaque israélienne.
La situation au Liban reste préoccupante, avec des frappes israéliennes qui aggravent les tensions déjà élevées. Les appels à la désescalade et à la protection des civils se multiplient, mais les perspectives d'une résolution pacifique semblent lointaines.