
Les récents événements en Ukraine révèlent une escalade préoccupante. La Russie a mené ce qui est décrit comme son « coup le plus puissant » contre le secteur énergétique ukrainien en 2023. Selon la société énergétique privée DTEK, les frappes de missiles et de drones ont ciblé des centrales électriques et des infrastructures dans plusieurs villes, notamment à Kyiv.
Ces attaques ont eu lieu alors que les températures chutaient à -20°C, laissant plus de 1 000 immeubles à Kyiv sans chauffage. De plus, une centrale électrique à Kharkiv a été endommagée au-delà de toute réparation. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé cette stratégie, affirmant que la Russie choisissait « la terreur et l'escalade » plutôt que la diplomatie.
Cette offensive survient après l'expiration d'une « trêve énergétique » convenue par Donald Trump et Vladimir Poutine. Le jour même des frappes, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, se trouvait à Kyiv pour rencontrer Zelensky. Ce dernier a appelé à une pression maximale sur Moscou de la part des alliés de l'Ukraine.
Les négociations entre la Russie et l'Ukraine doivent se poursuivre à Abu Dhabi, mais il semble que la Russie ait d'autres intentions. Les premières explosions à Kyiv ont été entendues peu après minuit, avec un raid aérien qui a duré plus de sept heures.
Les habitants ont passé la nuit dans les stations de métro, certains installant des tentes pour se protéger du froid. Zelensky a rapporté que plus de 70 missiles et 450 drones avaient été lancés, rendant la défense aérienne ukrainienne insuffisante. L'armée de l'air ukrainienne a intercepté seulement 38 missiles, laissant de nombreux objectifs atteints.
Les responsables ont exprimé leurs préoccupations concernant le manque de missiles pour protéger l'espace aérien. Les missiles Patriot, fabriqués aux États-Unis, sont essentiels. Zelensky a souligné l'importance de livrer ces missiles pour garantir la sécurité des civils.
DTEK a confirmé que deux de ses centrales avaient été frappées à nouveau, dont une à Odesa, marquant la neuvième attaque massive depuis octobre. Les installations publiques à Kyiv, Dnipro et ailleurs ont également subi des dommages importants, rendant la situation encore plus critique pour les civils.
Les attaques visent des infrastructures exclusivement destinées à l'usage civil, ce qui pourrait constituer un crime de guerre selon la Convention de Genève. Ces frappes rendent les réparations plus difficiles et fragilisent davantage le système énergétique.
Face à ces attaques, les Ukrainiens font preuve d'une résilience remarquable. Beaucoup ont passé des jours sans chauffage, dormant dans des vêtements chauds sous des couvertures. Les soupes populaires sont devenues essentielles pour ceux qui souffrent des coupures de courant prolongées.
Les civils croient que ces attaques visent à les faire céder face aux exigences russes. Cependant, la colère contre Moscou est palpable, et la résistance à tout compromis est forte. Vera, une habitante de Kyiv, a déclaré :
« Nous sommes plus forts qu'eux dans tous les cas. »
Les frappes récentes de la Russie sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes soulignent l'intensification du conflit. Malgré les conditions difficiles, la population ukrainienne continue de faire preuve de courage et de détermination. La communauté internationale doit rester vigilante et soutenir les efforts pour mettre fin à cette guerre.