
La sanction financière infligée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) est à la fois lourde et inédite. En effet, elle a imposé une amende de 27 millions d’euros à Free Mobile et de 15 millions d’euros à Free, suite à un vol massif de données de clients survenu en octobre 2024. Ce montant total de 42 millions d’euros est rarement observé pour une fuite de données personnelles.
Le groupe Iliad, propriétaire de Free, a exprimé son désarroi face à cette décision : « Cette décision est d’une sévérité inédite sans commune mesure, au regard des précédents en matière de cyberattaques ». Cette réaction soulève des questions sur la clémence supposée de la Cnil dans le passé.
Merav Griguer, avocate associée chez Franklin et spécialiste de la protection des données, a commenté la situation. Elle a affirmé que la Cnil « fait payer très cher les manquements à la sécurité des données ». Cette tarification actuelle s'inscrit dans le cadre de l'application du Règlement général de protection des données personnelles (RGPD).
Jean-Sébastien Mariez, avocat spécialiste du numérique, a également apporté son éclairage. Selon lui, « il y a un caractère exemplaire à cette sanction ». La Cnil veille à ce que les amendes soient proportionnelles au volume et aux types de données concernées, ainsi qu’au nombre de victimes.
Cette sanction pourrait avoir des répercussions importantes sur la manière dont les entreprises gèrent les données personnelles. Les entreprises seront peut-être plus vigilantes quant à la sécurité de leurs systèmes. En effet, la Cnil montre qu'elle est prête à agir fermement contre les violations des données.
Il est essentiel pour les entreprises de se conformer aux exigences du RGPD. Cela inclut la mise en place de mesures de sécurité robustes pour protéger les données de leurs clients. La décision de la Cnil pourrait servir d'avertissement à d'autres acteurs du secteur.
En somme, cette amende record de 42 millions d’euros est un signal fort envoyé par la Cnil. Elle souligne l'importance de la protection des données et la nécessité pour les entreprises de prendre leurs responsabilités au sérieux. Les conséquences de cette décision pourraient influencer les pratiques de sécurité des données à l'avenir.