Depuis le 18 juillet, le lac de Pont-L'Évêque dans le Calvados est devenu inaccessible aux baigneurs. Cette décision a été prise à la suite de la détection de cyanobactéries, qui présentent des risques pour la santé humaine et animale. Romain Hamon, président de Mab expérience, souligne l'impact désastreux de cette interdiction sur la fréquentation du site.
La situation est préoccupante : la fréquentation a chuté de 90 à 95 %, passant de 1 500 visiteurs lors des belles journées à seulement une cinquantaine. Les autres activités proposées, telles que le paddle et le parcours flottant, ont également été suspendues, aggravant la situation économique de la base de loisirs.
Cette interdiction a transformé la saison estivale en une saison catastrophique pour les exploitants. Romain Hamon déplore que les visiteurs ne restent plus sur place, et que les autres activités n'ont pas compensé cette perte. Bien que le camping ait bien résisté avec 240 places, l'avenir reste incertain.
Les problèmes liés aux cyanobactéries ne sont pas isolés à Pont-L'Évêque. D'autres lacs en Normandie, comme ceux de Brionne et de Caniel, ont également connu des fermetures similaires. Romain Hamon note que ce phénomène s'est intensifié ces dernières années, rendant la situation encore plus préoccupante.
Les cyanobactéries se développent principalement l'été et au début de l'automne, favorisées par la chaleur et les eaux calmes. Les lacs, en tant qu'habitats, sont particulièrement vulnérables. Le réchauffement climatique et l'ensoleillement accru contribuent à leur prolifération, rendant la gestion de ces espaces encore plus complexe.
En cette fin août, les relevés montrent une légère augmentation de la présence de cyanobactéries dans le lac. Les solutions pour lutter contre ce problème restent limitées et souvent inefficaces en dehors des aquariums. Les gestionnaires de lacs doivent maintenant envisager des alternatives pour attirer les visiteurs.
Face à cette situation, les exploitants de lacs explorent d'autres moyens d'attirer les vacanciers. Romain Hamon évoque la nécessité de diversifier les activités, en mettant en avant des options comme le canoë, sans immersion. Il est crucial de valoriser des activités terrestres telles que le mini-golf et de présenter le site comme un lieu de détente.
Malgré ces efforts, la chute de la fréquentation met en lumière l'importance de la baignade pour l'attractivité des lacs. Les gestionnaires espèrent que des solutions innovantes seront développées pour faire face à ce défi croissant.
La situation au lac de Pont-L'Évêque illustre un problème plus vaste touchant de nombreux lacs en France. Les cyanobactéries représentent un véritable défi pour les gestionnaires et les vacanciers. En attendant des solutions efficaces, il est essentiel de trouver des alternatives pour maintenir l'attractivité de ces espaces naturels.