
À dix jours des élections régionales, un face‑à‑face a braqué les projecteurs sur Castille‑et‑León. Le débat, diffusé par RTVE et animé par Xabier Fortes, a opposé Alfonso Fernández Mañueco (PP), Carlos Martínez Mínguez (PSOE) et Carlos Pollán Fernández (Vox). Les élections de la communauté autonome auront lieu le 15 mars.
Ils ont parlé fort, mais surtout de la même chose : comment freiner la dépopulation et ranimer une région vieillissante sans étouffer ses services publics. Le débat s’est articulé en quatre blocs — environnement ; rural et désertification ; services publics, infrastructures et logement ; économie, financement régional et pactes politiques — et chaque candidat y est venu avec son script.
Alfonso Fernández Mañueco a défendu la gestion et la stabilité, Carlos Martínez Mínguez a mis l’accent sur les services publics et la redistribution, et Pollán a insisté sur sécurité et identité régionale. Les échanges ont été vifs sans basculer dans la rupture totale : l’enjeu reste la conquête des indécis.
La scène n’était pourtant pas limitée aux trois têtes d’affiche. Parmi les autres noms en lice figurent Juan Antonio Gascón Sorribas (IU, Sumar, Verdes Equo), Miguel Ángel Andrés Llamas (Podemos‑AV), Alicia Gallego González (UPL), Pedro Pascual Muñoz (Por Ávila), Ángel Ceña Tutor (Soria Ya) et Lucía Echevarrieta (SALF). Leur présence dans la campagne élargit le spectre politique régional, mais ce soir‑là la caméra est restée braquée sur les candidats des grands partis.
Le baromètre préélectoral du Centre d’Investigaciones Sociológicas (CIS) donne le contexte : 13,8 % d’indécis (sondage réalisé entre le 6 et le 13 février), 2,7 % n’ont pas répondu et 3,3 % déclarent qu’ils n’iront pas voter. Ces chiffres expliquent pourquoi les trois protagonistes ont cherché à convaincre plutôt qu’àpolémiquer : un électeur indécis peut basculer une majorité dans une région où les marges sont serrées.
La campagne entre dans sa dernière ligne droite. Attendez‑vous à plus d’affrontements ciblés, de promesses de dernière minute et de manœuvres pour capter les voix flottantes des zones rurales. Dans les dix jours qui restent, la capacité de chaque camp à transformer paroles en crédibilité sur le terrain — hôpitaux, routes, aides aux villages — déterminera le résultat plus que la rhétorique du plateau.
Les électeurs du 15 mars auront le dernier mot. D’ici là, les sondages et les débats continueront d’alimenter la narration, mais c’est la mobilisation locale qui fera pencher la balance.