La présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, s'implique dans le conflit au sein de la patronale espagnole. Ce mouvement intervient à l'approche des élections de Cepyme, l'organisation représentant les petites et moyennes entreprises. Ayuso soutient Gerardo Cuerva face à la candidate d'Antonio Garamendi, Ángela de Miguel.
Selon des sources, Ayuso a pris position pour Cuerva, renforçant leur lien depuis l'été dernier. Lors d'un événement, elle a soutenu Cepyme en lisant le 'Manifeste de la PME espagnole', qui critique l'intervention du gouvernement de Pedro Sánchez. Ce manifeste a été à l'origine du conflit entre Garamendi et Cuerva.
Garamendi n'a pas apprécié le ton critique de Cuerva envers le gouvernement. La patronale nationale privilégie la loyauté et la responsabilité institutionnelle, des valeurs que Garamendi défend avec ferveur. Toutefois, Cuerva a adopté une posture plus critique, ce qui a entraîné une perte de confiance de la part de Garamendi.
Ángela de Miguel a déjà annoncé sa candidature pour les élections de Cepyme, prévues le 20 mai. Cuerva, quant à lui, doit officialiser sa candidature le 5 mai, lors d'un événement où Ayuso devrait être présente. Son soutien à Cuerva pourrait influencer le résultat face à De Miguel, qui est perçue comme proche de Garamendi.
Ayuso prône une patronale qui défend les intérêts des PME. Elle estime que la présidence de De Miguel transformerait Cepyme en un simple prolongement de la CEOE, ce qui ne correspond pas à ses aspirations politiques. Dans une récente interview, elle a dénoncé le manque de courage des entreprises face aux décisions gouvernementales.
Les relations entre le gouvernement madrilène et la CEOE sont généralement fluides. Malgré quelques tensions, le PP a souvent collaboré avec la patronale pour défendre des intérêts communs. Cependant, des membres du parti critiquent le compadreo de Garamendi avec Sánchez, notamment concernant les indultos des indépendantistes catalans.
Le texte de la réforme du travail, soutenu par Garamendi, a été voté malgré l'opposition de la patronale madrilène CEIM. Cette dernière entretient de bonnes relations avec le gouvernement d'Ayuso, mais son président a évité de soutenir publiquement De Miguel, contrairement à d'autres organisations.
La campagne électorale est marquée par des tensions croissantes. Des accusations d'influence et de conflit d'intérêts circulent au sein du camp de Cuerva. La CEOE rejette ces accusations, les qualifiant de diffamations visant à créer du bruit médiatique. Malgré cela, la situation reste tendue et des mesures pourraient être prises contre les dénonciateurs.
Les entrepreneurs commencent à ressentir l'irritation face à cette guerre sale. Ils souhaitent que le conflit prenne fin, soulignant que cette situation ne profite à personne. Les tensions internes pourraient nuire à l'image de la patronale si elles perdurent.
La situation au sein de la patronale espagnole est complexe et évolutive. Le soutien d'Ayuso à Cuerva pourrait changer la dynamique des élections de Cepyme. Les tensions et les accusations entre les différents camps pourraient avoir des répercussions sur l'avenir des PME en Espagne. Les semaines à venir seront cruciales pour déterminer la direction que prendra la patronale.