
La défense de l'entrepreneur Alberto González Amador, partenaire d'Isabel Díaz Ayuso, a déposé ce vendredi un document contre la nullité des actes défendue par le Ministère public et l'Avocat de l'État. Ce dernier représente l'ancien procureur général Álvaro García Ortiz. Le document, auquel EL MUNDO a eu accès, présente des arguments clés.
Dans le document envoyé au Tribunal Suprême, l'avocat de González Amador conteste que la condamnation de García Ortiz pour un délit de révélation de données confidentielles ait violé ses droits. Il évoque des droits tels que la liberté d'expression, le principe accusatoire et la présomption d'innocence. Ces éléments sont cruciaux dans ce contexte judiciaire.
González Amador affirme que la demande de nullité de García Ortiz revient à admettre que le devoir de réserve permet des ingérences basées sur un droit inexistant. Cela soulève des questions sur la confidentialité des informations détenues par les procureurs.
En revanche, le Ministère public et l'Avocat de l'État ont demandé à la chambre présidée par le juge Andrés Martínez Arrieta d'annuler la condamnation de García Ortiz. Ce dernier a été condamné à une amende de 7 200 euros et à une inhabilité spéciale de deux ans pour le poste de procureur général de l'État.
De plus, la chambre a ordonné à García Ortiz de verser 10 000 euros à Alberto González Amador pour dommages moraux. García Ortiz a déjà réglé les 17 200 euros de la sanction financière imposée par le Tribunal Suprême.
La Union Progresista de Fiscales (UPF), dont l'ancien procureur général était le président, a lancé une campagne pour couvrir les responsabilités économiques. Récemment, l'association a annoncé avoir atteint le montant nécessaire pour payer la sanction.
L'incident de nullité des actes est une étape préalable pour se tourner vers le Tribunal Constitutionnel. La chambre pénale a établi que c'était le procureur général de l'époque ou une personne de son entourage qui avait filtré le courriel de la confession d'Alberto González Amador à la Cadena Ser.
Cette affaire met en lumière des enjeux complexes autour de la confidentialité et des droits fondamentaux dans le cadre judiciaire. Alors que la défense conteste la légitimité de la condamnation, les autorités judiciaires maintiennent leur position. La suite de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour le système judiciaire espagnol.