
Un juge a ordonné aux États-Unis de libérer un garçon de cinq ans et son père d'un centre de détention au Texas. Ils avaient été arrêtés dans une banlieue de Minneapolis le mois dernier. Cette décision survient après des images de Liam Conejo Ramos, portant un chapeau de lapin et un sac à dos Spiderman, entouré d'agents de l'ICE, qui ont suscité une forte indignation.
Les images de Liam, qui ont circulé sur les réseaux sociaux, ont entraîné des manifestations au centre de détention familial. Deux membres démocrates du Congrès du Texas ont également rendu visite à la famille. Le juge fédéral Fred Biery a souligné que cette situation découle d'une poursuite gouvernementale mal conçue visant à atteindre des quotas de déportation.
Dans sa décision, le juge Biery a fait référence à l'ignorance apparente du gouvernement vis-à-vis d'un document historique américain, la Déclaration d'indépendance. Il a suggéré que les actions de l'administration Trump rappellent les griefs énumérés par Thomas Jefferson contre l'Angleterre. Cette comparaison a renforcé le sentiment d'injustice parmi les défenseurs des droits des immigrants.
Le juge a également inclus une photo de Liam et des références à des versets bibliques. Il a cité : "Laissez venir à moi les petits enfants" et "Jésus pleura". Ces mots ont renforcé l'impact émotionnel de sa décision, soulignant la nécessité de protéger les enfants dans de telles situations.
Les conditions de vie au centre de détention suscitent également des préoccupations. Les familles détenues signalent des conditions déplorables, comme des vers dans la nourriture, des luttes pour obtenir de l'eau potable et des soins médicaux insuffisants. Environ 1 100 personnes sont actuellement hébergées dans ce centre, et les témoignages des détenus révèlent une situation alarmante.
Le représentant Joaquin Castro a rapporté que Liam était souvent fatigué et ne mangeait pas bien. Cette situation a été exacerbée par le fait que l'administration de l'ICE a reconnu avoir retenu environ 400 enfants au-delà de la limite recommandée de 20 jours.
La réaction à cette affaire a été forte. De nombreux voisins et responsables scolaires affirment que les agents fédéraux ont utilisé le jeune garçon comme appât pour arrêter son père. Le Département de la sécurité intérieure a qualifié cette description d'« abjecte mensonge », affirmant que le père avait fui en laissant l'enfant dans un véhicule en marche.
Stephen Miller, chef de cabinet de la Maison Blanche pour les politiques, a mentionné un objectif de 3 000 arrestations d'immigration par jour, ce que le juge a qualifié de quota. Cette déclaration a soulevé des questions sur les priorités de l'administration en matière d'immigration.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les immigrants aux États-Unis. Les décisions judiciaires et les témoignages des familles retenues soulignent l'impact des politiques d'immigration sur les enfants. Il est crucial de continuer à surveiller ces situations et de défendre les droits des plus vulnérables.