
Des bombardements de chars et des frappes aériennes israéliennes ont causé la mort de 21 Palestiniens, dont six enfants, à Gaza ce mercredi, selon des responsables de la santé. Ces frappes ont touché des tentes et des maisons dans le sud de Gaza, entraînant des pertes humaines tragiques.
Parmi les victimes se trouve un médecin qui a été tué alors qu'il tentait d'aider les blessés. D'autres frappes ont eu lieu à Gaza-Ville, au nord, où un nourrisson de cinq mois a également perdu la vie. L'armée israélienne a justifié ces frappes comme étant précises, en réponse à des tirs du Hamas.
Le Hamas a réagi en dénonçant les frappes israéliennes, affirmant qu'elles compromettent les efforts de stabilisation entre les deux parties. Dans un communiqué, le groupe a appelé à une pression internationale pour mettre fin aux violations des droits.
Les violences ont également eu des répercussions sur les patients palestiniens qui tentaient de traverser le poste-frontière de Rafah pour se rendre en Égypte. Leur passage a été reporté, ajoutant à la confusion et à l’incertitude.
Après près de deux ans de fermeture, le passage de Rafah a été théoriquement ouvert, permettant à certains Palestiniens de quitter Gaza. Cependant, l’accès reste soumis à des conditions strictes imposées par Israël, limitant les traversées.
Des médecins gazaouis ont rapporté que seize patients et leurs accompagnateurs ont réussi à passer en Égypte. Ces déplacements sont essentiels pour ceux nécessitant des soins médicaux urgents.
Un autocar transportant des Palestiniens de retour d'Égypte a récemment atteint Khan Younès. À leur arrivée, des femmes et des enfants ont été accueillis chaleureusement par leurs proches. Une Palestinienne a exprimé sa joie de retrouver sa famille après une longue séparation.
Elle a déclaré : « Je suis si heureuse de retrouver mon mari, mes enfants, ma famille ». Ce retour est d'une importance symbolique, illustrant le lien profond des Palestiniens avec leur terre.
Malgré la réouverture du passage, les violences se poursuivent. Depuis le 10 octobre, les tirs israéliens ont causé au moins 530 morts, principalement des civils. En parallèle, des militants palestiniens ont tué quatre soldats israéliens, exacerbant les tensions entre les deux camps.
Chaque partie accuse l'autre de violer le cessez-le-feu, rendant la situation encore plus complexe. La communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade des violences.
La situation à Gaza reste critique, marquée par des pertes humaines tragiques et des tensions persistantes. Les répercussions des frappes israéliennes et les difficultés d'accès à l'Égypte soulignent l'urgence d'une solution durable pour mettre fin à ce cycle de violence.