
Un exemple frappant du mélange des pouvoirs aux États-Unis se trouve dans l'enquête du ministère américain de la Justice sur l'élection de 2020. Cette enquête, ouverte sur la base d'arguments déjà réfutés, soulève des questions sur l'intégrité des élections.
Le 28 janvier, en présence de Tulsi Gabbard, le FBI a mené une perquisition dans un centre électoral de Géorgie. Ils ont emporté 700 caisses de bulletins de vote et documents électoraux sans permettre aux autorités locales d'en faire des copies.
Un juge, nommé par Donald Trump, a ordonné la publication du mandat de perquisition. Ce mandat révèle que l'action a été déclenchée par Kurt Olsen, un responsable de l'intégrité électorale nommé par Trump, ce qui soulève des doutes sur la légitimité de cette démarche.
Le mandat de perquisition a été utilisé pour relancer les allégations de fraude maintes fois démenties par des enquêtes. Trump a perdu de peu en Géorgie, un État crucial, et ses soutiens continuent de promouvoir des théories du complot.
Les autorités du comté de Fulton ont déposé un recours pour récupérer les documents saisis. Robb Pitts, président du conseil des commissaires, a affirmé qu'il était ciblé pour avoir défié le grand mensonge de Trump.
Lors d'une conférence de presse, Robb Pitts a dénoncé les rumeurs recyclées et les mensonges entourant les élections de 2020. Il a affirmé que ces élections avaient été minutieusement examinées et auditées, et que les résultats étaient clairs.
Il a également souligné que les élections avaient été auditées et que les résultats étaient fiables. Ce discours vise à rassurer les électeurs face aux accusations persistantes de fraude.
Le discours de Trump, qui a incité ses partisans à contester les résultats, a conduit à des événements tragiques. Le 6 janvier 2021, des milliers de ses partisans ont pris d'assaut le Capitole, entraînant des pertes humaines.
Depuis novembre 2020, Kurt Olsen a travaillé sans relâche pour contester la victoire de Joe Biden. Trump, quant à lui, a été inculpé en 2023 pour avoir tenté d'inverser les résultats de l'élection.
En répétant que la victoire lui aurait dû revenir en 2020, Trump cultive une incertitude qui pourrait lui être bénéfique lors des prochaines élections de mi-mandat. Ses appels à centraliser les élections au niveau fédéral soulèvent des questions sur la constitutionnalité de ses actions et celles du ministère de la Justice.