BUENODIA

« Ce jour-là, nous avons été abandonnés » : Les CRS accusés de violences envers les Gilets Jaunes dénoncent leur hiérarchie

Sports et LoisirsParapharmacie
Gilets - « Ce jour-là, nous avons été abandonnés » : Les CRS accusés de violences envers les Gilets Jaunes dénoncent leur hiérarchie

Introduction

Lors d'une audience marquante, Thierry Donard, le président de la 10e chambre, a exprimé une interdiction claire : « Vous ne pouvez pas comparaître en uniforme ». Cette déclaration s'applique aux huit CRS de la compagnie 43, accusés d'avoir matraqué des manifestants Gilets jaunes et un journaliste.

Contexte de l'audience

Les événements se sont déroulés le 1er décembre 2018, dans un Burger King de l'avenue de Wagram. Les prévenus, dont un est absent pour des raisons de santé, ont été jugés pour des actes violents. Leur présence en tenue a soulevé des questions sur la légitimité de leur comparution.

Me Arié Alimi, représentant la partie civile, a dénoncé cette stratégie d'audience. Selon lui, les policiers cherchaient à influencer le tribunal par leur apparence. Il a demandé que ces uniformes soient retirés, soulignant qu'ils ne sont pas en vacances, mais bien en service.

Arguments des avocats

Me Laurent-Franck Liénard, l'avocat des policiers, a rétorqué que leur venue en véhicule de fonction prouve qu'ils sont en service. Il a insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient pas simplement se changer rapidement. « À moins de comparaître torse nu, il leur faudrait plus d’une heure », a-t-il ajouté.

La procureure a également pris position, affirmant qu'il n'était ni nécessaire ni pertinent que les fonctionnaires comparaissent en uniforme. Le tribunal a finalement approuvé cette idée, ce qui a conduit les policiers à retirer leurs insignes.

Réactions dans l'audience

La salle d'audience était remplie de soutiens pour les policiers. Malgré cela, les huit prévenus ont obtempéré à l'ordre du tribunal. Ils ont dégrafé leurs insignes et fourragères, aidés par des collègues présents. Cette scène a illustré la tension palpable entre l'autorité judiciaire et les forces de l'ordre.

Cette situation a suscité des réactions variées parmi les observateurs. Certains ont vu cela comme un acte de soumission, tandis que d'autres ont salué la décision du tribunal comme un pas vers plus d'équité.

Conclusion

Cette audience met en lumière des enjeux cruciaux concernant la responsabilité des forces de l'ordre. La décision de ne pas permettre aux policiers de comparaître en uniforme soulève des questions sur l'image de la justice et le traitement des manifestants. L'affaire continue de susciter l'intérêt et la controverse dans l'opinion publique.

Publié le : 10 février 2026
ParapharmacieSports et LoisirsHigh TechMaison déco
Maison décoHigh Tech