
Dans un climat politique tendu, Chris Mason analyse les récentes turbulences au sein du gouvernement britannique. Les événements des dernières 24 heures ont révélé des tensions internes et une popularité en chute libre pour le Premier ministre et son cabinet. Cette situation soulève des questions sur l'avenir du leadership de Sir Keir Starmer et son équipe.
Un haut responsable gouvernemental a admis que ces dernières heures n'avaient pas été les plus brillantes pour le gouvernement. Les attaques, tant publiques que privées, ont mis en lumière un climat de méfiance croissant. Les conversations sur la manière dont le Parti travailliste pourrait tirer parti de cette situation sont omniprésentes.
Les deux faits majeurs qui ressortent de cette crise sont l'impopularité du gouvernement et celle du Premier ministre. Cela alimente les discussions sur la durée du mandat de Sir Keir Starmer à Downing Street.
Mercredi soir, le Premier ministre a eu une conversation téléphonique avec le secrétaire à la Santé, Wes Streeting, dans le but de rétablir les relations. Sir Keir a présenté ses excuses à Streeting, et ils ont convenu de se reparler bientôt. Cependant, la question de Morgan McSweeney, le chef de cabinet, reste un point de friction majeur.
McSweeney, souvent considéré comme l'architecte de la victoire électorale du Parti travailliste, fait face à des critiques croissantes. Ses détracteurs estiment qu'il doit assumer la responsabilité des erreurs politiques récentes.
Les réactions au sein de Downing Street montrent que le secrétaire à la Santé a géré des interviews avec dignité, malgré des questions incessantes sur ses ambitions personnelles. Cela a permis à Streeting de faire écho aux sentiments de ses collègues concernant un environnement de travail jugé toxique.
Les critiques à l'égard de McSweeney soulignent une séparation entre les décisions politiques et les actions de communication. Certains affirment que ces briefings, censés soutenir le Premier ministre, ont finalement renforcé les critiques à son encontre.
Le Premier ministre se dit "incandescent" face à la situation actuelle et cherche à comprendre comment cela a pu se produire. Il semble que la combinaison de la volonté de faire passer des messages et de l'ampleur des retours médiatiques ait échappé à tout contrôle.
La gestion de cette crise par le gouvernement pourrait être un indicateur de la fragilité de leur position. Les leçons à tirer de ces événements sont nombreuses, mais la nervosité palpable au sein du cabinet pourrait entraîner d'autres incidents similaires si des mesures ne sont pas rapidement mises en place.
La situation actuelle du gouvernement britannique est révélatrice d'une instabilité politique croissante. Les tensions internes et la gestion des communications sont des éléments cruciaux qui détermineront l'avenir de Sir Keir Starmer et de son équipe. La nécessité d'un changement de cap est plus pressante que jamais pour restaurer la confiance et la popularité du gouvernement.