
Le gouvernement britannique a décidé de réduire les nouvelles cibles d'efficacité énergétique pour les logements sociaux. Cette décision intervient après que des conseils et des associations de logement ont exprimé des inquiétudes concernant le coût multimilliardaire des mises à niveau nécessaires.
Le parti travailliste prévoit d'introduire des normes minimales de performance énergétique pour les logements sociaux en Angleterre. L'objectif est de réduire les factures de carburant des locataires tout en atteignant les objectifs climatiques. Cependant, les ministres souhaitent accorder plus de temps et de flexibilité aux bailleurs sociaux pour se conformer aux nouvelles normes.
Le ministère du Logement a déclaré que ces plans révisés garantiraient que les fournisseurs conservent une capacité financière suffisante pour construire de nouveaux logements tout en supervisant les mises à niveau de leur parc immobilier.
Le parti travailliste souhaite que tous les logements sociaux atteignent un score de certificat de performance énergétique (EPC) d'au moins C d'ici 2030. Un nouveau système d'évaluation, qui sera opérationnel l'année précédente, sera utilisé pour cela. Actuellement, environ un logement social sur quatre est en dessous de cette norme.
Le nouveau système évaluera la qualité de l'isolation, les systèmes de chauffage et la capacité à utiliser des technologies à faibles émissions de carbone, comme les compteurs intelligents et les pompes à chaleur.
Selon les propositions dévoilées l'année dernière, les conseils et associations de logement devaient atteindre la norme EPC C pour l'isolation d'ici 2030. Toutefois, le ministère a maintenant précisé que les fournisseurs peuvent atteindre cette note pour l'une des trois mesures d'ici 2030, suivie d'une autre d'ici 2039.
Ce changement répond aux préoccupations soulevées concernant la faisabilité et l'accessibilité des propositions initiales. Une évaluation officielle des plans précédents a estimé que leur mise en œuvre coûterait entre 7,8 et 8,2 milliards de livres sterling.
La National Housing Federation, représentant les associations de logement, a salué les nouvelles échéances échelonnées pour répondre aux exigences EPC. Son directrice générale, Kate Henderson, a souligné que ce délai supplémentaire permettrait une meilleure planification pour l'installation de dispositifs comme les panneaux solaires.
Cependant, le End Fuel Poverty Coalition a exprimé le souhait que le gouvernement assure des protections solides pour les consommateurs et des garanties de réduction des factures pour les locataires. Simon Francis, coordinateur du groupe, a déclaré que les améliorations doivent être effectuées correctement.
En somme, la décision de réduire les cibles d'efficacité énergétique pour les logements sociaux suscite des réactions partagées. Si certains applaudissent la flexibilité accrue, d'autres craignent que cela ne retarde l'amélioration des conditions de vie des locataires. L'avenir de l'efficacité énergétique dans le secteur social dépendra de l'équilibre entre coûts et besoins.