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Le gouvernement saisit la justice sur Jeune Garde

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Le gouvernement saisit la justice sur Jeune Garde, foule et drapeaux devant un bâtiment officiel.

Un décès qui réactive l'inquiétude de l'État

La mort du militant nationaliste Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a rouvert le dossier des groupes d'action violente et relancé l'inquiétude des services de police : selon eux, la structure connue sous le nom de Jeune Garde, officiellement dissoute en juin dernier, ne s'est pas évaporée mais aurait plutôt recomposé des cellules ailleurs.

Une action judiciaire ciblée : la reconstitution d'une ligue dissoute

Pour contrer cette recomposition supposée, le ministère de l'Intérieur a saisi la justice au motif de « reconstitution de ligue dissoute » visant la Jeune Garde, une démarche conçue pour frapper au stade des tentatives d'organisation plutôt qu'au seul constat d'actes commis.

Surveillance policière et signes de recomposition

Depuis le décès, les forces de l'ordre affirment avoir repéré plusieurs structures issues de la Jeune Garde réparties sur au moins cinq territoires ; pour les enquêteurs, ces apparitions témoignent d'une recomposition tactique et non d'une disparition durable.

Ainsi, disposant de ces observations, l'État a choisi la rapidité : au lieu d'attendre d'éventuels nouveaux débordements, les autorités ont privilégié une action judiciaire préventive visant à empêcher la reformation d'un réseau structuré.

Une réunion à l'Élysée qui a précipité la décision

Lors d'une réunion à l'Élysée, mardi 24 février, Emmanuel Macron a réuni des membres du gouvernement et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour faire « un point complet sur les groupes d'action violente », et c'est au terme de cet échange que l'exécutif a engagé la démarche judiciaire.

Dissolutions parallèles et précisions des autorités

Parallèlement à la procédure visant la Jeune Garde, le ministère a engagé des démarches de dissolution contre trois associations qualifiées « d'ultra‑droite » et une autre décrite comme « d'ultra‑gauche » ; les autorités tiennent toutefois à préciser que ces procédures ne sont pas liées au décès du jeune militant.

Un bilan des dissolutions depuis 2016

En rappelant le contexte, l'exécutif souligne qu'il a déjà prononcé la dissolution de 24 associations depuis 2016 : 19 liées à l'ultra‑droite et cinq à l'ultra‑gauche, ce qui illustre une stratégie visant à s'attaquer non seulement aux actes violents mais aussi aux tentatives de reconstitution organisationnelle.

Alors que la surveillance se poursuit et que les procédures judiciaires avancent, l'exécutif affirme vouloir combiner vigilance et réactivité pour empêcher que des structures dissoutes ne renaissent sous d'autres formes.

Publié le : 25 février 2026
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